Évalué par Martin Vigneault

40% alc./vol.
Groupe Diageo, Édimbourg, Lowlands, Écosse

Ce n’est que quelques jours avant Noël que j’ai eu l’occasion de me tremper les lèvres dans un blend qui jouit d’une réputation mondiale mais qui reste peu connu ici, le White Horse Scotch Whisky.

Introduit en 1890, le blend White Horse appartient aujourd’hui au conglomérat Diageo. Il tire son nom d’une auberge reconnue d’Édimbourg, la White Horse Cellar Inn, point de départ pour le voyage en diligence de huit jours du London Coach qui avait pour destination, comme son nom l’indique, Londres. Il paraît que c’était autrefois le whisky qu’on offrait gracieusement aux passagers du périple en question. On dit même que ce serait un des premiers whiskys au monde à abandonner le bouchon de liège au profit de la capsule qui visse.

Un élément-clé qui fait sa notoriété et son succès mondial est le fait que, bien que d’autres tels que Talisker, Cragganmore et Caol Ila, pour ne nommer que ceux-ci, aient déjà par le passé entré dans sa composition (Diageo quelqu’un?), un des malts qu’il contient actuellement est le légendaire Lagavulin. Avec une épine dorsale comme celle-là, alliée à quelques autres whiskys pour lui donner un petit coup de fougue chocolatée, si vous n’êtes pas convaincu de l’essayer, moi j’appellerais cela de la mauvaise foi.

Ceci n’est pas sans me rappeler le proverbe persan qui suit :

Donnez un cheval à celui qui dit la vérité, il en aura besoin pour s’enfuir.

Au niveau de la couleur, on reste dans un bel ambre neutre tirant légèrement sur le cuivre foncé.

Nez:
On entame en douceur la chevauchée avec une vague un petit peu épicée avec de fortes notes d’agrumes et de bois. Le tout est soigneusement ficelé de fumée avec très peu d’influence de tourbe.

Bouche:
C’est à l’arrivée en bouche qu’on décèle un peu plus les whiskys de grain qui entrent dans sa composition. Un peu de patience nous fait du bien par contre en nous renvoyant une explosion de fruits tels abricots, pêches et nectarines. La vraie orge maltée fait surface ensuite avec cuir et épices.

Finale:
Un ouragan d’épices diverses fait office de finale. Sans être trop longue ou trop courte, elle nous offre cannelle, poivre et gingembre.

Équilibre:
Un blend tout de même extrêmement honnête, surtout pour son prix dérisoire. Un petit plaisir à boire tranquillement. Mais tant qu’à ne pas le trouver en terre québécoise, je préfère payer un peu plus et me reposer sur la base solide d’un bon vieux Johnnie Walker Black Label.

Note: ★★★★★

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