43% alc./vol.
Distillerie Ian Macleod, Broxburn, Écosse

Je voudrais commencer par un merci tout spécial à Catherine pour avoir ramené une bouteille [déjà entamée] de ce petit bijou de la LCBO (équivalent ontarien de la SAQ) lors de son dernier périple chez les anglos.

Tout de suite au look de sa bouteille, on constate que le Smokehead est un whisky contemporain qui veut se démarquer. Le marketing et le design sont très jeunes, et le produit doit l’être aussi. Certaines rumeurs circulent comme quoi ce serait en réalité un Ardbeg 7 ans embouteillé comme ça avec une majoration de prix.

Comme ma mère m’a toujours dit de ne pas écouter les médisances, allons tout simplement le boire…

Nez:
Un vent d’iode nous fesse dans la tronche avant même d’avoir touché le verre. Fumée, tourbe, tannin, re-fumée. Moins aggressif que l’emballage ne le laisse présager. Sur l’ouverture d’un deuxième nez, je détecte une touche de fruits vanillés sous l’étage de tourbe.

J’ai cru y déceler du bois, mais j’étais incertain de savoir lequel. Quand ma blonde m’a dit “pas Claude, toujours?”, j’ai baissé les bras.

Bouche:
Épicé et curieusement moins fumé qu’annoncé par le nez. Vanille, toffee, noix d’acajou, sel. Surprenant et déconcertant.

Finale:
Longue finale en pente douce. On garde les épices un peu pour se laisser tranquillement déscendre par un léger voile fumé.

Équilibre:
Ce whisky nous emmène à des endroits difficiles à anticiper. La finale s’allonge délicatement à chaque gorgée. Les coeurs aventuriers seront comblés.

La distillerie en produit aussi une expression de 18 ans, la Extra Black, qui a été vieillie directement en terre du Mordor. Je vous en donnerai des nouvelles le jour où je mettrai la main dessus…

Note: 3/5

-Martin Vigneault


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