Suite à la nouvelle collaboration avec Québec Whisky, leader québécois en évaluations de whisky et club de dégustation de la Ville de Québec, nous afficherons maintenant conjointement leurs évaluations des produits en prochains arrivages SAQ, lorsque disponibles. Ceci vous permettra donc d’avoir une opinion encore plus complète. Nous sommes extrêmement heureux et fiers de cette association et nous espérons que vous l’apprécierez autant que nous !

Les commentaires de la Centrale seront désormais répertoriés sous le sigle CSW, de la même manière que pour Québec Whisky, ce sera QW.

Cette semaine, plusieurs whiskys proviennent de l’embouteilleur indépendant Douglas Laing. Comme mentionné dans plusieurs articles précédents, Douglas Laing est une compagnie familiale qui achète le whisky de plusieurs distilleries : elle les fait vieillir et les embouteille sous plusieurs séries avec différentes caractéristiques. Ici, il s’agit de la série des Regional Blended Malts; chaque whisky est en fait un mélange de plusieurs Single Malts de plusieurs distilleries (donc un Blended Malt), se voulant une représentation des plus typiques d’un whisky de la région mentionnée.

Ces produits seront disponibles en ligne jeudi matin prochain (4 avril 2019).

Forty Creek Barrel Select 40% – 24,90$

CSW : Un des très bons whiskys canadiens, et encore plus en regardant son prix. Si goûter un whisky canadien de grains vieilli dans des fûts de Xérès a toujours été un fantasme, il sera réalisé, et avec brio. Tout cela sans briser votre cochon. Du caramel, des fruits séchés, du bois un peu salé et des poires brunies par l’oxydation.

QW (2013) : 40% alc./vol. Fait à la main, Le proprio veille à faire vieillir le whisky de chaque céréales dans le fut qui lui est le plus approprié. Les whiskies de rye, d’orge et de maïs de 6 à 10 ans finissent dans des fûts de sherry fait par la distillerie elle-même.
André 90.5% Wow ! Superbement fruité et excessif au nez. Le raisin se dissout lentement et nous laisse rassasié et repu. En milieu de bouche, il est à forte odeur de bourbon américain et goûtes fortement les raisins secs des boites de céréales Raisin brand. La finale est d’une longueur surprenante, sans brusquerie, mis à part la menthe fraiche en toute fin. Superbe ! A true canadian classic.
Patrick 92% Au nez, sent littéralement le bonbon! Wow! Miel, vanille, prunes, noix et chêne brulé. Au goût, vanille, miel, prunes, épices. En finale, fruits, vanilles, pacanes. Longue et gentille. Commentaire final : Wow! Je recommande d’ailleurs tous les produits de cette distillerie.
Martin 91% Orange foncé brun-roux qui ne crée pas tant d’attentes que ça pour un whisky canadien. Nez: Orge, seigle et caramel brûlé. De puissants arômes doux et sucrés à la fois nous emmènent loin de ce à quoi on s’attend d’un Canadian Whisky. Vanille et chêne carbonisé, bonbons à la tire. Bouche: Sucré et riche à souhait. Seigle, raisins juteux, caramel, orge, tire de sucre Grandma. Finale: D’une belle longueur, elle nous offre épices, menthe, pomme de tire et une bonne grosse pointe de tarte au sucre et pacanes. Équilibre: Incroyablement surprenant. Avec des notes qui s’éloignent un peu d’un canadien traditionnel mais une âme de laquelle on peut être fiers. [Ça aurait été] une vraie honte de ne pas l’avoir en SAQ.
RV 87% Cassonade et sirop de table. Au goût, multidimensionnel entre le grain et le sucre dans un bizarre combat assez égal. La finale quoique trop courte est bien dosée. Hors du commun pour un canadien, une belle bouteille à faire découvrir aux aficionados des whiskies d’outre-mer.

Bushmills Black Bush Irish 40% – 38,00$

CSW : Un des meilleurs qualité-prix dans l’irlandais sous la barre des 50$. Très riche sur le Xérès, et surtout, en regardant le taux d’alcool et en le comparant à la texture livrée, c’est un choix gagnant. Les épices font partie intégrante du whisky, en merveilleuse combinaison avec les pommes rouges sur-mûries typiques des irlandais. Un whisky idéal en accord avec une délicieuse tarte aux pommes québécoises de la saison.

QW (2013) : Ce blend contient plus de 80% de single malt Bushmills âgé de 7 à 9 ans (vieilli majoritaire en fûts de chêne espagnol ayant contenu du Xérès Oloroso).
André 88%Des Bushmills couramment sur le marché, celui-ci est définitivement un must have. Une belle livraison de fruits épicés avec une bonne pointe de jus de raisins Quench qui tapisse agréablement la bouche, le tout sur un fond de grist (ou de céréales concassées) La finale est la rétro est quelque peu unidirectionnelle (raisins et pamplemousse). Pour 28$ la bouteille, une belle preuve que faire des whiskies de qualité à prix plus qu’abordable est possible. Wow! Ça refroidit l’intérêt de payer plus de 100$ pour le 1608…
RV 82.5% Nez vert irish et noix de Grenoble, à nouveau pas surprenant du tout. Très nutty au palais, sans grand développement mis a part un certain fraise poivrée. Une autre preuve pour moi qu’entre l’Irlande et l’Écosse, pas d’hésitation.
Patrick 90% Unique! Épicé, xérès avec un grain très riche. Au goût, les épices disparaissent pour laisser toute la place aux fruits, au raisin et aux céréales. La finale est malheureusement un peu trop courte, ce qui nous force (!) à en prendre rapidement une autre gorgée! Bref, typiquement Irlandais!!!
Martin 86.5% Nez: Fruits confits, vanille, un tantinet de fumée. Violette ou lilas? Un deuxième nez lève le rideau sur un peu de verdurette et d’herbe fraiche. Bouche: Remarquablement doux. La proportion plus élevée d’orge domine sur un agrément de chêne à peine vanillé. Un whisky plutôt facile d’approche mais qui sait nous prendre à son jeu. Finale: Épices frivoles. Pastilles mentholées et fruitées. Un petit 5 à 7 avec de la musique lounge dans ma bouche. Équilibre: Un bon rapport qualité-prix qui devrait à mon avis avoir sa place en SAQ. Dommage.

Bushmills 10 ans Irish Single Malt 40% – 45,00$

CSW : Beaucoup plus léger que son prédécesseur le Black Bush : un bon côté floral, des pommes Golden fraîches, du caramel ainsi que du pudding au riz à la vanille. Un beau côté crémeux vient agrémenter le mélange de saveurs et de texture. Un bon Bushmills, mais qui n’ose pas se dévoiler au grand jour. Un irlandais qui s’approche plus d’éditions vieillies en ex-fûts de Bourbon que de Xérès.

QW (2012) : Old Bushmills est la plus ancienne distillerie officielle de whisky au monde. Elle a obtenu sa licence officielle de fabrication de whisky en avril 1608. Elle a, depuis cette date, toujours été en service. Old Bushmills produit à la fois des blends et des single malts. Le plus célèbre single malt irlandais est vieilli principalement en fûts de chêne américain bourbon barrels avec une part mineure de fûts de chêne espagnol ayant contenu du Xérès.
André 82% Un travail sur les tonalités de vanille et du travail du bois. Bananes coupées en tranches nappées d’essence de vanille et de crème fouettée, de miel. Superbement doux et crémeux au nez, un whisky de d’ambiance, de mood relax. En bouche, des notes de fruits sortent de nulle part et les saveurs du nez s’expriment maintenant plus librement. En diluant le whisky avec la salive, on est à même d’aider les nuances du miel et de la vanille à évoluer. Le travail du bourbon cask est définitivement en avant-plan et si sherry cask il y a, ce n’est probablement pas en très grande concentration. La finale est à l’image du nez et de la bouche; sucrée, mielleuse, mélange de bananes, de sherry avec une pointe d’épice en toute finale de bouche. De belle conception, je crois que ce whisky ne plaira pas à tous, mais s’il est consommé au bon moment et dans les bonnes circonstances, il laissera définitivement les souvenirs d’une belle expérience au dégustateur.
Patrick 80% Au nez, vanille, orge et miel. Le goût est très léger, enrobé de vanille de délicieuse façon. Léger miel. Orge humide. En finale, des traces de sherry et de vanille.
RV 80% Ce n’est pas ce whisky qui va faire à couler le sang vert en mes veines. Mélange de caramel et d’herbe de ruisseau ou de trou d’eau de bord de la track (chemin de fer). Arrivée en beurre et caramel, plus poussé sur l’herbe que le 16YO. Sans surprise et inoffensif, tout autant pour les papilles que pour mon top 10.

Old Forester Signature Kentucky Straight Bourbon 50% – 45,50$

CSW : Un Old Forester en version musclée : des épices, des épices et encore des épices. Clou de girofle, cannelle intense, vanille et poivre noir fraîchement moulu, nappés de riche caramel salé. Une légère fumée provenant de la carbonisation du bois neuf vient envelopper les saveurs et chercher plus de complexité. Excellent Bourbon à bon degré d’alcool.

QW (2015) : Mash bill constitué de 72% de maîs, 18% de seigle et 10% d’orge.
André 85% Nez sucré attractif, sucre brun, maïs sucré, fruits rouges. En bouche le whisky, malgré son généreux 50% d’alcool est flat et diaphane. Les saveurs sont par contre agréables; pacanes, cerises, chocolat aux cerises du genre Sherry Blossom, miel, fruits secs et les oranges. Les épices (particulièrement la cannelle et le gingembre), muettes en entrée de bouche sont plus présentes maintenant, s’additionnant de poivre tout juste moulu savoureux et puissant. La barre de chocolat me fait maintenant plus penser à une Cadbury Fruits et noix. Finale bien longue et épicée-poivrée. Sans être un bourbon avec de la singularité, ce whisky offre une belle présentation aromatique, un taux d’alcool enviable et un prix attrayant. À 25$ US, il est bien difficile d’y résister.
Patrick 84% Un bon whisky, mais sans effet “wow”. Je ne trippe pas sur la sensation du bois carbonisé, voire cendreux qui reste en bouche en finale. Nez : Beau parfum épicé, sur fond de bois mûr et accompagné de quelques notes de fruits mûrs et un soupçon de cuir. Bouche : Arrivée de chêne épicé. Puis, après quelques secondes, on découvre une belle cassonade brûlée et un soupçon de fruits plutôt subtils. Finale : Assez longue. Il me reste une sensation persistante de chêne carbonisé dans la bouche.

Powers Signature Irish Single Pot Still 46% – 58,00$

CSW : Un fruité exceptionnel, comme l’on en voit rarement, surtout avec avec une telle richesse. L’irlandais est trahi par les saveurs de vanille et de pommes rouges mûres, mais est tout de même agrémenté de baies rouges bien juteuses. Un autre irlandais qui redore leur réputation.

QW (2019) : Deuxième Single Pot Still de la marque, Powers Signature Release est un whiskey irlandais premium. Powers Signature Release est le résultat d’un vieillissement en fût de bourbon américain et, pour une petite proportion du whiskey, en fût de Sherry Oloroso.
André 86% Nez vraiment attirant et rond; pommes vertes, vanille, miel, poires, bananes en purée, salade de fruits tropicaux. Il faut donner du temps au whisky pour s’ouvrir, car au départ, le whisky demeure un peu campé sur ses positions sans trop de dévoiler. La bouche offre plus de punch, plus direct aussi. L’apport du grain whisky est défini même si drapé de beaux draps caramélisés. Niveau saveurs, plus de fruits rouges, genre raisins secs, réglisse, chocolat parsemé de grains de poivre, poires, vanille, prunes, miel. Beaucoup d’épices, la cannelle surtout, qui accompagnent les céréales séchées. Finale de longueur moyenne, épicée et poivrée, astringente sur un canevas de céréales maltées.
Patrick 89% Ooooooh. Amateurs de “Irish Pure Pot Still”, prenez note. Très pur dans son style, et à un prix très compétitif. D’une belle intensité bien mesurée et d’une balance superbement réussie. Pas le choix, je vais à la SAQ m’en chercher une bouteille! Nez : Oh le beau parfum de “pure pot still”… Épicé, huileux, boisé avec des notes de biscuits. Bouche : De savoureuses épices, des biscuits, du bois un peu brûlé, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, épicée et huileuse.

Bowmore No. 1 Single Malt Scotch 40% – 58,50$

CSW : En remplacement du très bon Small Batch, ce No.1 fait référence au numéro de l’entrepôt, le premier à avoir vu le jour et aussi celui qui garde précieusement les plus vieux stocks de la distillerie. Celui-ci est vieilli entièrement dans d’ex-fûts de Bourbon de premier remplissage. Malheureusement, comme plusieurs produits, il est définitivement trop dilué pour son potentiel. De belles saveurs, mais qui s’estompent beaucoup trop rapidement : du citron sucré, de la fumée de tourbe apaisée par la dilution, du sel marin et des algues plutôt sucrées, et même légèrement vinaigrées, dans le sens positif du terme.

QW (2017) : Patrick 84% Une balance et un ensemble de saveurs impressionnants, mais la texture en bouche de ce whisky, définitivement trop diluée, est décevante. Encore une fois, les comptables de Beam Suntory ont ruiné le travail de leurs artisans. Nez : Fumée de tourbe, épices, bois brûlé et vanille subtile. Bouche : De belles notes salées et sucrées, du bois épicé et de la fumée. Aussi quelques agrumes et une vanille subtile. Par contre, après quelques secondes, tout disparaît et est remplacé par une sensation aqueuse un peu poche. Finale : Salée, mais vraiment trop courte.

Douglas Laing The Epicurean Lowland Blended Malt Scotch 46,2% – 71,00$

CSW : Il faut définitivement aimer les arômes verts, les différentes fines (ou non) herbes, les algues et même le gazon fraîchement coupé pour apprécier l’expérience générale. Comme un agrume peut être tourné en tarte et voir ses saveurs converties en style dessert, ce whisky nous offre exactement cette expérience, mais avec les saveurs mentionnées plus haut. Il faut s’attendre à un mariage innovateur de vert et d’épices douces comme la vanille bien crémeuse, ainsi qu’un peu de caramel. Personnellement, j’ai beaucoup aimé, autant pour sa singularité que pour les saveurs qui me plaisent énormément.

QW (2017) : Blended malt des Lowlands
André 78% Un whisky vert… Herbeux et céréalé, menthe verte aussi, miel, très typique dans le style Lowlands. Bouche; herbe verte fraichement coupée, pommes vertes, raisins verts, poires. La texture est bien contrôlée, beaucoup d’épices dont le poivre noir broyé et de gingembre qui rendent le whisky puissant et laissent supposer un taux d’alcool bien supérieur. Le rendu végétal et légèrement citronné rappelle la distillerie Bladnoch. La finale est épicée, poivrée et un peu sèche. Avouons que l’échantillon fera grandement l’affaire plutôt que la bouteille de 750ml…
Patrick 86% Un surprenant whisky, savoureux et qui saura satisfaire les amateurs de complexité dans leur dram ! Nez : Parfum léger typique d’un whisky des Lowlands : Agrumes, herbes et sucre. Bouche : Belle arrivée en bouche épicée et intense, beaucoup plus savoureuse que le nez pouvait le laisser présager. Le tout est complété par de beaux fruits et un peu d’herbe. Finale : D’une belle longueur, épicée et herbeuse.

Douglas Laing Big Peat Islay Blended Malt Scotch 46% – 87,75$

CSW : Un blend de plusieurs distilleries d’Islay, qui tient une grande part de réputation de la tourbe caractéristique utilisée pour le séchage du malt : entre autres Ardbeg, Caol Ila, Bowmore et Port Ellen pour ce qui en reste. La puissance de ces distilleries, mêlée à un bel équilibre entre le sucré du bois, le salé de l’environnement et la tourbe terreuse. Excellent whisky pour les amateurs de tourbe avertis.

QW (2013) : Dernière création des frères Laing, Big Peat est un pure malt a 46% élaboré à partir des plus célèbres single malts de l’ile d’Islay dont : Bowmore, Caol Ila, Ardbeg, Port Ellen et deux autres malts du sud de l’île… Pour les amateurs de whisky tourbés seulement ! Une mise en bouteille de type small batch non filtrée à froid.
André 91% Petite touche saline, envahie rapidement par la tourbe mais pas aussi forte que son nom aurait pu le présager. Hareng fumé. La bouche est superbe et l’équilibre exquis : feu de pneus brûlés, de tourbe, de sel et de goudron à asphalte. Persistance en finale, ample et généreux. Une belle orchestration « Islayesque » des grands de la Mecque des single malts tourbés. Superbe !
RV 87% Poivre du Talisker et fruits rouges. L’arrivée en bouche est bizarre, car elle commence de manière moelleuse avec une tourbe bien présente mais retenue, pour devenir de plus en plus aqueuse. La finale abandonne la tourbe pour revenir vers le poivre de Talisker. Tourbée bien certainement mais loin de celle habituellement goûtée à Islay, à ce point étrange qu’on dirait qu’elle est née de résidus d’invertébrés préhistoriques disproportionnés avec un côté animal mais pas celui de Lagavulin. Un peu cher pour un vatted (à comparer au Islay Mist par exemple) mais ne serait-ce que pour son inclassabilité, elle vaut probablement le détour.
Patrick 85% Tourbe jaune au nez et touche de sel. En bouche, sel et tourbe pas subtils. Finale assez longue, salée et tourbée. Bien.

Douglas Laing Scallywag Speyside Blended Malt Scotch 46% – 87,75$

CSW : Entre autres, un mélange de Macallan, Mortlach et Glenrothes vieilli en ex-fûts (butts) de Xérès et de Bourbon (hogsheads). Un merveilleux amalgame de saveurs de type dessert, aussi riche et décadent que l’on peut penser en allant dans une pâtisserie. Gâteau aux fruits rouges et aux agrumes, nappé de chocolat riche et crémeux, dans le style des bons Macallan. Si vous aimez les GlenDronach, Macallan, Glenrothes, Highland Park (sans la tourbe) ou toute autre distillerie faisant des Sherry-Bomb, il ne faut pas laisser passer.

QW (2015) : André 90%Vanille et fruits secs, raisins. Nez licoreux axé sur le sherry goulu, la balance est notoire, les flaveurs variées. Très soyeux en bouche, le sherry demeure prédominent, énormément fruité avec un kick back d’épices tout en revêtant son manteau soyeux et textural. En bouche, gâteau aux fruits du temps des fêtes, bouche fraiche et paradoxalement un xérès un peu austère et vieillot. Finale bien longue, texture huileuse, orientée en force sur les épices et le sherry, les fruits secs, l’orange. On redore ici l’appellation blend, si souvent malmenée…
Patrick 85%D’une complexité incroyable, mais la balance de l’ensemble me déçoit un peu.  Nez : Très complexe, avec compote de fruits épicés, caramel, vanille et touche de bois brûlé.  Bouche : Chêne, vanille, un peu d’épices et de fruits trop mûrs.  Finale : Longue et marquée d’un caramel trop réchauffé.
Martin 89.5%Extrêmement vif sur la robe, or étincelant un peu trouble. Nez: Belle influence du fût de sherry. Raisins, pruneaux, dattes, chêne et feuille de tabac. Au second nez, la vanille florale et le miel du bourbon cask nous fait agréablement sursauter. Bouche: Crème brûlée, vanille, miel, bois, épices, touche de boucane de cuir. Beau poids du xérès sur la langue. Finale: Sucre fumé, la céréale fait surface ici, sur une planche de chêne un peu délavée. Équilibre: Un blend sacrément bien construit, dans lequel personne ne vole la vedette. Superbe amalgame du bourbon et du xérès.

Douglas Laing Timorous Beastie Highlands Blended Malt Scotch 46,8% – 87,75$

CSW : Un peu comme le whisky précédent, une très belle complexité de saveurs, mais de nature moins décadente. Des fruits rouges et jaunes bien sucrés, comme ceux que l’on prendrait dans un vin et fromages en fin de soirée. Belle intensité de saveurs, avec un concentré de fruits plus qu’agréable. Une couche de crème aromatisée à la vanille, bien fouettée, donc plus légère. Le miel représente bien le whisky.

QW (2015) : André 86.5%Nez raffiné et rond; miel, orange, un brin de sherry. Superbe nez équilibré et crémeux. En bouche, émergence d’épices, la pomme verte, miel, relevé par un vent d’agrume et un retour sur le miel et la vanille. Céréales épicées… Fraicheur du Glen Garioch, fruité du Dalmore. Belle texture mais un peu trop court en finale. L’embouteilleur voulait un whisky en haut de 46% pour éviter la filtration, mais ce que le whisky gagne en texture, il le perd avec les saveurs les plus fines qui sont muselées par l’alcool. J’adore le nez mais la bouche n’arrive pas à en exprimer les saveurs avec justesse.
Patrick 95%Le meilleur blend que j’aie jamais goûté. À acheter par caisses pleines! Après avoir bu plus de 1500 whiskys, celui-ci se classe haut la main dans mon top 5. Rien de moins. Nez : Parfum extrêmement raffiné, avec des notes de bruyère, de vanille, d’orge, d’épices, de chêne frais, de fudge et de raisins secs. Bouche : Le bruyère et les épices se battent à l’avant-plan, laissant le terrain libre aux épices, au chêne brûlé, à la vanille, au fudge, aux raisins secs et au miel. I-N-C-R-O-Y-A-B-L-E. Finale : Longue, complexe et savoureuse. Avec des notes camphrées, boisées, sucrées et épicées.
Martin 85%Doré très jaune avec des jambes plutôt lentes à démarrer. Nez: Beau blend de céréales fruitées, avec l’impression qu’un petit sherry cask se cache à quelque part dans l’assemblage. Fruits rouges et sucre brun à fond. Bouche: Encore très sucré et fruité, avec quelques notes timides de dattes, d’épices et de chêne. Intéressant mais sans toutefois cogner un circuit. Petit cuir. Finale: Les épices, surtout le poivre enflammé, prennent l’avant-scène, et nous laissent sur une planche de chêne humide et légèrement amère. Équilibre: C’est rare que je dis cela, mais peut-être qu’un taux d’alcool un brin inférieur aurait un peu calmé la bête et offert une finale moins violente.

Douglas Laing Rock Oyster Islands Blended Malt Scotch 46,8% – 87,75$

CSW : Blend des îles d’Écosse (Arran, Mull : Tobermory, Skye : Talisker et Scapa, Orkney : Highland Park, Jura). Belles saveurs fraîches comme les agrumes d’Arran, les pêches et les abricots confits de Highland Park, la salinité de Talisker et de Jura, la tourbe de Ledaig, Talisker et Highland Park… Bref, un whisky complet ! Un petit festin de saveurs toutes uniques dans leur genre.

QW (2016) : Patrick 87%Un mot succulent! Très maritime, complexe et d’une balance magistrale. Toutefois, la texture plutôt aqueuse en bouche lui fait perdre de nombreux points. Nez : un parfum extraordinairement complexe, avec des notes maritimes, de bruyère, de vanille, de miel et une pointe subtile de tourbe poivrée. Bouche : Salée à souhait, cendres, poivre, réglisse et bonne dose d’épices boisées. La texture en bouche me déçoit toutefois amèrement. Finale : Longue, poivrée et fumée.
Martin 86%Jaune doré très pâle portant sur la jonquille. Nez: Très facile d’approche avec une céréale maltée qui cède le passage à une légère tourbe florale. Fruits rouges avec une poignée de bruyère. Bouche: Juteux et sucré, sur des notes aisées de fruits, de baies, de sucre d’orge et d’épices. Assez plaisant, quoiqu’on perd un peu de son caractère maritime dans une avalanche de sucre. Finale: Le sucre s’estompe un peu ici pour faire place à un retour discret de la tourbe. Cette dernière accompagne chêne et épices pour une expérience somme toute agréable. Équilibre: Une belle idée de blend. On en distingue aisément les différents ingrédients. Un peu trop de Arran par rapport au Highland Park à mon avis…

Glen Scotia 15 ans Single Malt Scotch 46% – 88,25$

CSW : Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce whisky a acquis beaucoup de maturité, en gardant son caractère originel, mais en ayant plus de profondeur et du sel. La vanille, la cannelle douce, le gingembre et la crème dominent. Excellent whisky pour le prix !

QW : André 86.5%Attirant… Melon au miel, vanille, ananas, miel, poires, cosses d’oranges, une touche de fruits rouges, couverture orageuse de tourbe finement maritime. Superbe texture en bouche, belle amplitude fruitée, une touche d’épices (gingembre et cannelle, poivre), fruits rouges et tropicaux, salade de fruits, background de tourbe herbeuse fraiche. Les fruits rouges prédominent en finale, bonne dose d’ananas et de poires, beaucoup d’oranges aussi, fumée finement crasseuse, maritime, salée et épicée. Une belle surprise provenant de cette distillerie que je n’ai jamais vraiment aimée.
Patrick 90%Un whisky qui dépasse définitivement mes attentes: Un riche mélange de saveurs superbement équilibré, avec une savoureuse fumée tout en retenue. J’en prendrais bien une bouteille svp! Nez : Parfum de céréales sucrées et de vanille, et de fruits subtils, tels que mangues et melon d’eau. Bouche : Riche fruits, fumée impressionnante et épices boisées savoureuses. Et un peu de sel et de caramel. Finale : D’une belle longueur, fumée et épicée.

Old Pulteney Huddart Single Malt Scotch 46% – 90,00$

CSW : Première édition de 5 dans la nouvelle série officielle de la distillerie de 2018. Huddart est le nom de la rue sur laquelle la distillerie est basée. A été affiné en fûts ayant contenu du whisky tourbé, ce qui le rend particulièrement tourbé. Avec son caractère très salin et caramélisé, c’est très prometteur pour le reste de la série.

Old Pulteney 15 ans Single Malt Scotch 46% – 130,50$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Troisième édition de 5 de la nouvelle série officielle. Vieilli dans une combinaison d’ex-fûts de Bourbon et de fûts européens. Riche complexité de saveurs, allant de la crème pâtissière à la pomme verte, du chocolat à l’iode et en passant par les raisins secs.

Edradour Straight From The Cask Single Sherry Butt #385 2006-2017 10 ans Single Malt Scotch 58,9% – 133,00$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Grosses cerises juteuses, cire rouge un peu réchauffée, framboises en confiture, fraises sucrées, cannelle piquante, épices intenses. Pour amateurs de Xérès avertis.

QW (2017) :Distilled 24th November 2006, Bottled 6th November 2017, Matured in sherry butt #385, limited edition of 973 bottles.
André 85% Céréales au miel, vanille crémeuse, raisins secs, oranges confites et confitures, gâteau aux fruits. La bouche dévoile plus d’atours épicés mais les l’apport des fruits est important. Le sherry est plus tranché et épicé que l’autre version Natural Cask et je dois avouer que cette présentation me plait moins personnellement. Même si cet embouteillage est en fût de sherry je lui trouve des similarités entre le bourbon et le sherry, entre les deux… Un amalgame de céréales Sugar Crisp au caramel et de sherry goulu et collant, de raisins secs et de pâte de fruits. L’apport d’épices semble faire gonfler le taux d’alcool, ce qui enlève beaucoup de nuances aux saveurs. La finale plus franche et parcellée d’épices aiguisées. Entre cette édition et l’autre de 14 ans Natural Cask Strength, je n’ai aucune hésitation, mon cœur penche vers la seconde édition.
Patrick 92% Un excellent whisky ou je dirais plutôt, mon genre de dessert! J’adore! Nez : Les beaux fruits mûrs du xérès, de la vanille, un peu de chocolat au lait, l’ensemble donnant l’impression d’un écrin de velours! Bouche : Wow! Du chocolat aux fruits, de la vanille et quelques épices vraiment subtiles. Du vrai dessert, surtout qu’on ne ressent pas la force de l’alcool. Finale: Longue, chocolatée, sucrée et fruitée.

Edradour Bourbon Cask 2008 Cask Strenght Single Malt Scotch 59,2% – 146,50$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Entièrement vieilli en ex-fûts de Bourbon de premier remplissage. Tangerines, noix de coco, vanille et miel. Si vous aimez les Balvenie 12 Single Barrel ou les Glenlivet Nàdurra First Fill de ce monde, ce whisky est fait pour vous !

Edradour Sherry Cask 2005 Cask Strenght Single Malt Scotch 54,5% – 178,75$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Un Edradour tout en fruits et en dessert. Du fruit rouge, des bleuets, des mûres confites et un gâteau aux épices. Excellent whisky !

Old Pulteney 18 ans Single Malt Scotch 46% – 186,75$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Quatrième édition de la nouvelle série officielle de 2018. Comme le 15 ans, il s’agit d’une combinaison de ex-fûts de Bourbon et de fûts européens, pour plus d’épices, de fruits et d’empyreumatique.

Glenfiddich 21 ans Rhum Cask Finish Single Malt Scotch 40% – 421,00$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Un Glenfiddich de 21 ans, initialement vieilli en ex-fûts de Bourbon et affiné en ex-fûts de rhum des Caraïbes. Le sucre brun, notes de canne à sucre un peu amère, vanille, orange amère un peu sucrée, miel, bananes plantain cuites dans le beurre et le sucre. Très riche et différent, mais le prix est quelque peu exorbitant, surtout lorsqu’on prend en compte le 40% d’alcool ou on le compare à un GlenDronach 21, par exemple…

QW (2015) : André 87% Superbe nez fruité et ample, rond et soyeux, les fruits à chair fraiche, les raisins secs, la marmelade d’orange, le miel et le chocolat au lait & sucre. Texture un peu fade et top épurée en bouche, les fruits secs, les dattes, l’orange, les raisins rouges, la cassonade et la pâte de fruits. Finale moyenne et courte, la marmelade d’orange et le chocolat.
Patrick 92% Une bouteille que j’ai découverte avec émerveillement il y a une douzaine d’années et qu’André avait heureusement conservée dans ses archives. Nez: Arômes de chêne sucré et de caramel envoutant. Le tout est complété par des notes de bananes et de cuir huilé. Bouche : Belle texture huileuse et chaleureuse. Caramel épicé, chêne, poivre et toujours le cuir huilé. L’ensemble est riche et savoureux. Finale : Longue et nous laisse dans un état contemplatif. État qui ne peut être interrompu que par l’envie irrésistible d’en prendre une autre gorgée.
Martin 85%Ambre du beau rhum neutre. Nez: Assez doux, caramel, malt, miel, vanille. Plutôt quelconque pour son âge. Retour du caramel. Bouche: Doux et épicé à la fois. Mielleux et boisé. Belle influence du fût de rhum. Finale: Astringence du bois rappelant un sherry cask avec quelques notes plutôt amères. Équilibre: Peut-être suis-je trop exigeant, mais cet embouteillage ne me fait ni chaud ni froid.

Balvenie 21 ans Portwood Single Malt Scotch 40% – 421,00$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Le whisky est affiné dans des pipes (immenses barrils) de Porto de 30 ans d’âge. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’apport d’un tel fût a pour effet de calmer le liquide original (Porto) et lui apporter beaucoup de finesse et de complexité. L’impact du fût sur le whisky est alors bien différent d’un fût de Porto jeune comme on a l’habitude de rencontrer. L’orange épicée, garnie de cannelle, de vanille et avec un certain dessus style crème brûlée et une très belle balance entre l’amer, le fruit et le sucré, tout cela dans un drap de velours.

QW (2013) : Vieilli pendant 21 ans en fûts traditionnels, ce single malt passe quelques mois dans des fûts ayant contenu des portos prestigieux (« port pipes ») durant près de 30 ans. Cette maturation marque sensiblement le liquide sans pour autant dominer ni même masquer ses qualités originelles.
André 86%Un scotch que j’ai goûté à mes débuts dans les dégustations et qui m’avait fort déçu à l’époque, peut-être de par mon manque d’expérience. Je pensais avoir droit à quelque chose d’enrobant, un single malt qui t’emporte de part sa présence en bouche et sa persistance. Les arômes du portwood sont là, trop discrètement à mon goût. La finale trop rapide et abrupte nous laisse sur notre appétit, surtout pour le prix avancé à la caisse.
Patrick 77%Plutôt désagréable. Nez de clou de girofle anis et réglisse noire. Au goût, très acide. On dirait qu’on a utilisé un fût de vinaigre. La finale est légèrement mieux mais pas au point de regagner des points.
RV 80%Clou de girofle et anis assez violent avec de la réglisse noire qui rendent le nez beaucoup trop fort. Le goût est plus doux, heureusement sans porto, et il faut attendre quelques secondes dans un silence presque total avant d’entendre des notes de miel et de chêne. Il me semble aussi davantage prêt d’un bourbon wood que d’un Port Wood. La finale est plus jolie, honorable mais sans plus, mais le nez croche se voit tellement de loin et de long que ça ne peut que dépanner. Or, à ce prix…

Macallan Reflexion Single Malt Scotch 43% – 1 600,50$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Explosion de Xérès riche et puissant, qui prend quasiment le dessus sur l’ensemble. La texture collante du Xérès de type Medium ou plus sucré ne laisse pas indifférent. La richesse de ce liquide… Wow ! Un whisky d’exception, à un prix d’exception.

QW (2015) : André 87.5%Du hyper fruité solide… Fruité à souhait, Presque excessif, le sherry est puissant et d’une belle rondeur, sans être agressif ou trop austère. Beau mélange de chocolat noir et d’oranges, de toffee, de fruits séchés, raisins secs, prunes desséchées. On se demande si l’on a affaire à du whisky tellement celui-ci est dénaturé. À défaut d’avoir une palette aromatique étendue, on pourra miser sur l’intensité des saveurs… mais provenant d’une bouteille à 1500$, sans mention d’âge…?! Est-ce pardonnable? Donc en bouche; chocolat noir, touche orangée, fruits secs, pelures de raisins écrasées, prunes, raisins secs avec une touche astringente en finale de bouche. Finale fruitée, répétant le patchwork de saveurs livrée au nez et en bouche. Une fois le wow factor de la bouteille passé et que l’on s’attarde au liquide lui-même, et pour le prix déboursé, nous serions en droit de s’attendre à un feu d’artifice de saveurs. Nous avons plus droit à un fast track de saveurs définies et rectilignes. Bien que l’intensité des saveurs est contrôlée, on se lasse peut-être trop rapidement des saveurs somme toute facile et qui, avouons-le, manquent de variété. Un sherry monster de whisky presque dénaturé… mais bon, si vous avez les 1500$ de lousse… Afin de mettre ça en images, imaginez un méga babe bombshell avec un cul de la mort, qui une fois au lit, est une vraie roche.
Patrick 96%Un whisky tout autant exceptionnel que son prix. Si vous en avez les moyens, n’hésitez pas, il saura vous combler, ainsi que tous les chanceux avec qui vous le partagerez. Nez : Parfum d’un vieux vin bien boisé, avec une touche d’oranges, de chocolat noir et d’épices subtiles. Bouche : Vin chaud et brûlant, agrumes, anis, chêne brûlant, réglisse noire, pommes vertes et gingembre. Finale : Longue et intense, marquée par le vin chaud.

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