Ces produits seront disponibles en ligne jeudi matin prochain (13 février 2020).

Highland Park 10 ans Single Malt Scotch 40% – 63,50$

CSW : Un jeune Highland Park, qui commence à démontrer les vraies couleurs de sa maison, mais qui est tout de même attaché à son environnement. Jeune et vif, le whisky démontre un caractère lié à la mer qui l’entoure. La tourbe est un peu plus brute et distincte que dans les embouteillages un peu plus âgés – et ce n’est pas un défaut. Comme un bébé chat qui est pris entre ses pulsions innées de défense et les comportements souhaités par sa mère, cet embouteillage est le seul à avoir 2 facettes séparées : la légère tourbe saline à la Highland Park, et l’influence des ex-fûts de Xérès. Une très bonne porte d’entrée à la distillerie, bien que plusieurs (moi inclus) préfèrent le 12 ans pour jouer mille fois mieux ce rôle.

QW (2013) : André 82%Étonnant un Highland Park si fruité et tourbé, une tourbe florale et parfumée au miel de bruyère. En bouche, les oranges et les poires, le sel en acteur de soutien, le taux d’alcool est bien effacé pour moi et la texture en bouche en souffrira. L’apport de la vanille et des amandes est intéressant mais l’ensemble est trop doux. Finale mielleuse avec rappel maritime, touche de citron. Un whisky entre le 12 ans et le 15 ans actuel, à mi-chemin entre le cozy 12 ans et l’estival 15 ans. Mais pour 10$ de moins que l’édition phare de la distillerie de 12 ans, je n’hésite même pas une seconde. À souhaiter que Highland Park nous fasse pas le coup des no age statement tout comme Macallan.
Patrick 88%Nez : Tourbe florale et mielleuse, le tout étant délicat et robuste à la fois. Bouche : Une belle tourbe fumée, mielleuse et florale. Pointe de citrons. Finale : Assez longue pour un 40%, fumée, épicée et avec une touche de poussière. Balance : Ne serait-ce de la finale un peu poussiéreuse, il s’agirait de l’un des meilleurs rapports qualité/prix sur le marché. L’ensemble demeure tout de même un excellent dram de tous les jours, le dram parfait à servir à la visite qui ne connait pas vraiment le whisky, mais à qui on veut servir quelque chose de différent sans se ruiner. Je recommande.
Martin 83%Le verre affiche une pâleur digne d’un chardonnay plus que typique. Nez: Un fond timide d’agrumes et de miel est discernable, mais ce qui frappe le plus reste un vent de gras de fondue au fromage, de religieuse collée au fond du caquelon, bordé de notes de fumée et de gazon. Bouche: Douceur et équilibre emblématiques de la distillerie. Amalgame envoutant de céréales sucrées sirupeuses et de rayon de miel avec un fond de bruyère et de tourbe. Finale: On flotte doucement sur un franc et langoureux vent de tourbe citronnée et gazonnée. Équilibre: Une expression de départ pas assez solide à mon goût pour la renommée et l’héritage de Highland Park. Dans mon livre à moi, le 12 ans reste une base plus équilibrée, et pour dix dollars de plus avec un voyage en Ontario en moins, la question ne se pose même pas. Ça reste tout de même une belle occasion pour initier un néophyte aux scotchs des Orcades.

Highland Park 12 ans Single Malt Scotch 43% – 70,25$

CSW : Un grand classique, qui sait tenir les années. Highland Park, avec sa traditionnelle proportion 30% tourbé et 70% non-tourbé, nous apporte la richesse d’un whisky du Speyside, avec une légère tourbe sucrée, dans un mariage de fruits secs jaunes comme l’abricot, la poire, la nectarine et la pêche. La texture, pour un produit aussi courant et pour l’âge, est tout à fait remarquable. Peut être une excellente approche aux whiskys tourbés, sans pour autant la faire passer en avant-plan.

QW (2014) : RV 83%Les premières impressions sont généralement les bonnes. Mais il ne faut pas réveler tout son jeu dès le départ. Comme son prédécesseur, bruyère frais, simple mais efficace, avec un léger fruité de bleuets et de prune. Arrivée moelleuse et douce, toujours dans la simplicité. Finale un peu trop facile par contre, si ce n’est qu’à peine complexifiée par un petit nuage de fumée. Il est évident que c’est loin d’être le meilleur de la distillerie, mais démontre une belle balance sans exubérance.
Patrick 90%Quel nez unique! Miel, bruyère et un petit côté tourbé. Le goût est tout aussi unique, marqué par la tourbe si caractéristique d’Highland Park, marquée par la bruyère, le miel, une délicate fumée et un soupçon de sel. En finale, l’orge, la vanille et le chêne viennent enrober le tout de façon magistrale. Un dram très complexe qui saura plaire au connaisseur, équilibré pour se faire aimer de l’amateur et vendu à un prix que le novice appréciera!
Martin 90%Un joli caramel doré nous met l’eau à la bouche. Nez: Une entrée en scène du tac-au-tac qui ne fait pas dans la dentelle ni dans la politesse. Il manque un peu de finesse par rapport à l’ancien embouteillage, mais il apporte aussi un petit côté irrévérencieux fort plaisant. Herbe, fleurs et bruyère sont à l’avant-plan et obscurcissent le miel, le sherry et le malt. Une touche d’abricot perce les nuages. Bouche: Miel et abricot sont mis de l’avant, accompagnés d’une légère fumée qui ne prend pas trop le dessus. Le côté herbeux est moins présent qu’il ne l’était au nez. Finale: On part en flèche avec une belle rétro-olfaction de fumée de bruyère et un gros rayon de miel pour conclure sur un joli kick d’alcool. Équilibre: Plus rough et moins raffiné que la vieille recette. Si l’embouteillage pré-2006 arrive en costard, le post-2006 est en jeans et t-shirt. Au moins il n’est pas en culottes de jogging…

Glenrothes 12

Glenrothes 12 ans Single Malt Scotch 40% – 72,00$

CSW : Vieillissement en ex-fûts de Xérès uniquement. Une belle richesse typique du Speyside : poignée de fruits secs et de noix, comme dans les emballages de noix `Mélange du randonneur`, arachides sucrées, sucre à la crème.

QW (2018) : Patrick 87%Un très bon whisky, d’un rapport qualité prix honnête. Nez : Parfum de xérès sucré, avec une touche subtile de chêne, de vanille et de cassonade. Bouche : Du bois, du sucre, des fruits, de la vanille, ça y est, tous les ingrédients d’une recette gagnante y sont! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le xérès et un tout petit peu de bois.

Laphroaig 10 ans Single Malt Scotch 43% – 82,75$

CSW : Si vous aimez la tourbe à profusion, vous serez toujours servis par un (jeune) Laphroaig. En effet, si l’on oublie la série Octomore de la distillerie Bruichladdich, nous pourrions presque avancer que c’est le distillat le plus tourbé au monde. En effet, les notes caractéristiques médicinales et mentholées sont le résultat d’une concentration de tourbe intense et dense. Dans ce 10 ans, la nervosité de la jeunesse est combinée à un léger vieillissement amène un peu de rondeur à ce monstre. Un must à avoir dans sa collection.

QW (2013) : André 91%Pas à la portée de tous… et c’est très bien ainsi. Tourbe hôpitalesque pas subtile, pas mal de salé aussi, pastilles Fisherman’s Friend, antiseptique et odeur huileuse. On ne pourrait pas imaginer qu’un whisky à l’approche si antipathique peut être aussi doux une fois en bouche, peut-être dû à son arrivée huileuse portée et musclée à la fois, ses saveurs de sel de mer et d’algues séchées, de poisson baignant dans l’huile. Même la vanille du fut trouve le moyen de se pointer le nez au travers de ses saveurs à si forte personnalité. La finale est longue et presque analgésique, portée par la tourbe et le sel. Un whisky qu’il faut domestiquer ou qui attends le moment propice pour vous charmer. Savoureux !
RV 87.5%Sans compromis, à prendre ou à laisser. À travers la fumée, la tourbe est tranquille même si l’hôpital ne semble pas si loin que ça. En bouche l’attaque est en crescendo, mais l’intensité y est aussi, remplie de baies sauvages et de vieilles fraises. Jolie finale bien balancée. Un grand classique où violence et douceur se côtoient étrangement, il faut alors connaître la méthode de l’assaillante, sinon l’apprivoiser tendrement.
Patrick 95%Nez: on s’y croirait! En fermant les yeux, on se croirait dans le port de Port Ellen. Goût: Peat, sel, la mer quoi! Un peu d’algues aussi. Mon préféré! Tout en puissance, mais tellement distingué.
Martin 92.5%Cuivre profond, or presque étincelant. Nez: Quand on parle de fumée de tourbe… Médicamenteux, iodé. Air salin, algues, faible côté sucré qui évoque le melon. Des gouttes de vanille et de chêne parviennent tout juste à percer. Bouche: C’est le cas de le dire, la fumée de tourbe nous en met plein la gueule, et on en redemande, mais elle n’oublie pas de faire une petite niche confortable dans la salle d’attente de l’urgence pour de la vanille et du caramel salé. Finale: Inoubliable. Le malt et la tourbe s’attardent sur la langue et y laissent une ambiance de camaraderie autour d’un feu de camp. Équilibre: Définitivement pas pour tout le monde. Un whisky qui s’assume pleinement. Puissant et sans compromis, l’image qui encapsule le mieux le Laphroaig 10 ans serait celle d’un hôpital de campagne.

Lot 40 Rye Cask Strength 3e Édition 57% – 86,00$

CSW : 3e édition d’une série de whiskys présentés en brut de fût. L’édition sort tout juste de la distillerie, alors difficile de se prononcer sur le whisky. Ce qui peut se faire est de se fier aux éditions précédentes. Elles étaient bien puissantes, épicées, mais avec une certaine sucrosité venant du boisé. Le clou de girofle, style Bourbon, ou même comme un Straight Rye.

Pike Creek Oloroso Cask Finish 21 ans 45% – 86,00$

CSW : Comme le whisky précédent, il s’agit d’une nouveauté. Si l’on se fie aux autres cuvées de Pike Creek, nous pouvons affirmer avec confiance qu’ils sont experts dans la magie des affinages. Je n’ai donc aucun doute sur l’équilibre de ce whisky.

Tobermory 12 ans Single Malt Scotch 46,3% – 100,00$

CSW : Nouvelle édition remplaçant l’édition officielle de 10 ans, en même temps que la réouverture de la distillerie après deux ans de fermeture pour rénovations, Salade de fruits, avec une touche de sel marin et d’herbes fraîches aromatiques. Très bel équilibre, comme à l’habitude, avec de pairs une texture des plus huileuses et harmonieuses.

QW (2019) : Cette edition célèbre la réouverture de la distillerie après une période de rénovation de 2 ans. Maturation en American Oak Casks.
André 89%Poires et pêches, ananas, nappées de crème à la vanille, céréales séchées trempées dans le miel et saupoudrées de cannelle, aspect finement terreux, oranges. La bouche présente un mélange étrange, mélange de saveurs maritimes et terrestre; sel de mer, terre mouillée, agrumes, oranges, citrons. On a encore ces saveurs qui rappellent aussi les céréales séchées nappés de crème Chantilly, les pommes vertes. Finale sur les céréales épicées de longueur notoire. Un bel héritage laissé par Kisty Macallun en cette journée d’annonce officielle de son départ du groupe Distell.
Patrick 89%Un très bon whisky, riche et complexe. Une belle surprise que ce nouveau Tobermory! Nez : Oh que ça sent bon! Oh que c’est complexe! Des fruits, des fleurs, des céréales, du sucre, de la vanille et de subtiles épices. Bouche : Les arômes du parfum sont bien représentés en bouche, avec la différence que les épices sont plus présentes. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Auchentoshan 18 ans Single Malt Scotch 43% – 118,75$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Vieilli exclusivement en fûts américains, il présente des notes douces et matures de pommes vanillée et de cannelle, en plus du goût caractéristique de triple distillation façonnée à la Auchentoshan.

QW (2013) : André 82%Une journée dans un champ de céréales, des citronniers sont plus loin. Un paysage bucolique mais aussi rapidement monotone… et que dire de la bouche. Une platitude totale, le VOL 4 d’un film pour ados à petit budget. C’est diffus et diaphane, sans consistance, ennuyant. La finale est mieux, un bon mélange d’agrumes, de lime et de citron, de pêches, présenté de façon pétillante avec une rétro-olfaction de tangerines et d’oranges.
RV 80%Quand le rapport prix/âge est la seule qualité, le plaisir n’y est pas. Monte au nez de manière tellement éparse que je me demande s’il ne s’agit pas d’un nouveau type de whisky a 20% d’alcool. En bouche, le bois noirci donne le même pourcentage afin de me pas rendre l’expérience totalement insipide. En finale, se réveille presque avec une poussée de cerise de terre et de pissenlit, au milieu de nulle part. Encore un Lowland on ne peut difficilement plus boring. So boring, probablement même pour des débutants.
Patrick 85%Au nez, feuilles de tabac, sucres caramélisés, thé vert et amandes brûlées. Au goût, des fleurs, le sucre du malt et tangerine. La finale est marquée par les épices et le caramel. Globalement un bon whisky, mais je saurais me contenter du 12 et du 21 ans…

J.P. Wiser’s 23 ans Cask Strength 64,3% – 138,25$

CSW : Édition limitée d’une des plus grandes distilleries au Canada, en version brut de fût. Attention, le taux d’alcool peut frapper !

Auchentoshan 21 ans Single Malt Scotch 43% – 199,75$

CSW : Triple distillation, vieillissement en ex-fûts de Xérès de 2e remplissage. Ceci n’affecte en rien la puissance du Xérès en bouche. Un dram qui pourrait facilement être confondu avec un irlandais. Probablement l’emblème des embouteillages officiels de la distillerie. La fraîcheur traditionnelle des Lowlands, des fines herbes fraîchement coupées, une pelure d’orange amère, du citron et un peu de chocolat blanc, entre autres.

QW (2014) : RV 80%Nez loin d’être invitant avec son navet dans un jardin tard au mois d’octobre après plusieurs gelées, fruits mûrs et plastique. Le plastique se transforme ensuite en bananes métallisées de manière trop lente, et il faut attendre la finale pour un léger kick d’épices. Assez ordinaire, sans particularité autre que son nez repoussant, un goût correct et le fait qu’il compte 21 ans n’excuse pas ses 150$.
Patrick 88%Nez : Quel nez! Chêne, xérès et soupçon d’épices rappelant le bourbon. Le tout est marié agréablement par une touche de vanille. Bouche : Épices, chêne et xérès chaleureux, le tout baignant dans le miel et le caramel. Finale : Chêne et fruits mûrs qui s’étirent longuement. Balance : Savoureux et complexe, un dram dont je ne me tanne pas. Dommage qu’il soit si dispendieux.
Martin 90%Sa teinte est d’un ambre riche et franc qui tire à fond sur le cuivre. Nez: Insolite. Extrêmement doux et mature à la fois. Un méli-mélo de raisins, de losange au citron, de feuille de tabac, de fleurs et de chocolat, le tout évoquant une douce barrique de xérès. Bouche: Corps sirupeux sur de belles notes de miel, de muscade, de cannelle et d’orange. Un beau couple de cassonade et de légère mélasse vient couronner le tout de manière on ne peut plus péteuse. Finale: Infime amertume et acidité agréable. Dattes et épices chaleureuses nous crient sherry. Équilibre: Personnellement, j’y trouve un tout petit manque de cœur au ventre, surtout à ce prix, mais dans son créneau il démontre une magnifique complexité. Le Highland Park 18 des Lowlands.

Canadian Club Chronicles 2e Édition 42 ans 45% – 281,50$

CSW : Bien que deuxième édition de la série Chronicles, il s’agit en fait de la 3e fois que Canadian Club repousse le record d’âge d’un de leurs embouteillages. Effectivement, les whisky des dernières éditions était plutôt complexe, mais avec des saveurs propres au Whisky Canadien.

Bowmore 1965 52 ans Single Malt Scotch 42% – 51 000,00$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Troisième édition de la série Vault 50 ans. Comme les autres éditions plus anciennes de la distillerie, on peut imaginer la tourbe beaucoup plus discrète. En complément, le vieillissement en ex-fûts de Xérès doit assurément lui apporter une complexité, une douceur et une harmonie des plus gratifiante. Cependant, impossible pour moi de confirmer le pronostic. Je vous serais reconnaissant de me partager un moindre soupçon de ce précieux liquide, qui fait peut-être partie de votre hypothèque…

Categories: Arrivages SAQ

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