Ces produits seront disponibles en ligne jeudi matin prochain (11 avril 2019).

Revel Stoke 40% – 29,10$

CSW : Un whisky canadien assez standard, avec une combinaison de caramel discret venant du maïs et d’épices amères venant du seigle.

Paddy’s Irish Blend 40% – 34,00$

CSW : Un irlandais assez léger, tout en finesse. Du miel onctueux, des fleurs blanches et jaunes assez aromatiques. Des fruits comme les poires, les pommes rouges et jaunes, et un peu de citron cuit.

Tullamore Dew Irish Blend 40% – 345$

CSW : Un classique à ne pas manquer, non pas par un caractère exceptionnel, mais sa qualité standard année après année, dans un style des plus typiques irlandais. Les céréales mielleuses nappées de cannelle industrielle sucrée. Des pommes MacIntosh oxydées, prêtes à entrer dans la future tarte.

QW (2012) : Produit à Midleton, ce blend à base de pure pot still whiskey porte le nom d’une distillerie fermée dans les années 1950.
André 81%Agrumes et une touche de citron accompagné de chocolat blanc. Très clair et fluide en bouche, il surprends de par sa liquidité. Même si les aromes en bouche sont agréable, la finale est trop abrupte et ne tient pas la route. Un whisky bizarre et intriguant. Un nez prometteur encore une fois et mais aussi une bouche qui déçoit.
RV 79%Peau de truite fraîchement pêchée et piment encore loin d’être mûr. Arrivée plus fruitée et presque fumée. En finale, il y un peu genièvre pas très agréable, à l’image de certaines mauvaises vodkas. Comme une caresse qui se termine avec une pichenotte dans le front à la fin, mais des points pour la curiosité.
Patrick 82%Le plus typique des Irlandais! Le goût est typique des “pot still whiskeys” en nous rappelant l’huile de lin. Semble aussi contenir une certaine quantité de seigle, ce qui contribue à lui donner un coté épicé (genièvre, gin?). Très bien, surtout si vous connaître ce qu’est le whisky Irlandais.

IW Harper Kentucky Straight Bourbon 41% – 50,00$

CSW : Mélange de whiskys de 4 à 20 ans [!!] constitués de 73% de maïs, de 18% de seigle et de 9% d’orge maltée, vieilli en fûts neufs ayant subi une chauffe. Ce whisky démontre un excellent équilibre de saveurs de par l’équilibre d’âge de ses constituants. Bananes caramélisées et beurrées en entrée, pour aller vers les fleurs, le caramel, les fruits rouges brûlés et finir avec un mélange d’épices intenses : poivre noir, cannelle et clou de girofle.

QW (2015) : Patrick 80% Un bon whiskey, mais qui manque un peu de profondeur et dont la finale, vraiment trop courte, me déçoit. Nez : Épices boisées et cerises dans un bain de bois carbonisé dont on aurait remplacé l’eau par du cream soda! Bouche : Des épices brûlées et de bonnes notes de chêne. Bonne touche sucrée. Finale : Courte et sèche.

Loch McKinnon Single Malt 43% – 59,75$

CSW : Ce Single Malt de Colombie-Britannique est d’une très belle qualité, surtout compte-tenu de la jeunesse de la distillerie. Des saveurs typiques de jeune Single Malt, sans parler de sous-maturation. Fait un peu penser à un Glenfiddich 12 ans, avec un peu moins de richesse (probablement moins ou pas d’ex-fûts de Xérès contrairement au Glenfiddich 12). Ce whisky donne l’eau à la bouche sur ce que pourrait produire cette distillerie dans quelques années.

QW (2019) : Single Malt de la Colombie-Britannique
Patrick 85%Une belle surprise que ce whisky! Il présente une belle intensité de saveurs qui sont admirablement bien mariées pour un whisky relativement jeune. Nez : Sucré fruité et céréales mouillées. Bouche : Un avalanche de céréales mouillées, fruitées et sucrées. Avec une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, boisée et légèrement sucrée.

Tomatin 12 ans Single Malt Scotch 43% – 60,00$

CSW : Cette distillerie, une des plus grande en Écosse, produit majoritairement des constituants de Blended Scotch Whisky, mais a depuis quelques décennies commencé à embouteiller son propre Single Malt en embouteillage officiel. Très fidèle au style Highlands : Majoritairement vieilli en ex-fûts de bourbon, mais a fini 9 à 12 mois en ex-fûts de Xérès. Un caractère affirmé de fruits frais comme le ciron et les oranges, de noix, de bois et d’épices douces.

QW (2017) : Bourbon & Sherry Casks
Patrick 87%Ce nouvel emballage de Tomatin va gagner à être connu ! A chaque gorgée, je l’apprécie de plus en plus. Venant d’une distillerie dont les scotchs ne m’ont jamais impressionnés, c’est une belle surprise, à un prix raisonnable. J’aime ! Nez : Beau parfum légèrement sucré, avec des fruits très subtiles et une vanille évanescente. Quelques notes de biscuit à l’avoine viennent compléter le tout. Bouche : Sucré et toujours marqué par les biscuits à l’avoine, la vanille étant ici moins discrète. Quelques petits fruits et une impression fugace de fumée viennent compléter agréablement le tout. Finale : D’une belle longueur, avec des notes d’épices et de fumée délicate.

Islay Mist 12 ans Blended Scotch 40% – 60,25$

CSW : Un Blended composé majoritairement de Laphroaig, donc on peut s’attendre à une bonne dose de fumée de tourbe. Des notes mentholées combinées à une tourbe saline et grasse.

QW (2012) : Un assemblage autour du célèbre whisky tourbé Laphroaig, crée dans les années 20 du siècle dernier.
André 84%Il est bien travaillé. Au nez, j’adore. Buzz de malade sur la langue, dans le milieu de la langue. Mentholé un peu. Superbe, peaufiné, travaillé. Nez annonciateur de quelque chose de plus agréable que le goût.
RV 85%Spicy au nez, lointain peaty. Orange. Smoky… Fumée en finale. Semblable au Old Pulteney 21.
Patrick 85%Fumé, salin…. Tourbe, vanille… Définitivement salin, ok, pas de surprise mais c’est tout de même bien. Excellent rapport qualité/prix.

Glen Garioch 12 ans Single Malt Scotch 48% – 68,00$

CSW : Combinaison d’ex-fûts de Bourbon et de Xérès. Des notes de thé, d’orange confite et autres agrumes cuits. Une deuxième introduction (après le Founder’s) au style riche et surtout à bonne puissance (48%).

QW (2013) : Vieilli en fûts de bourbon et de sherry.
André 86%Poires et toffee, un peu floral aussi, un single malt calme et bien construit. La bouche est plus costaude, l’alcool aidant et affiche passablement d’éléments sucrés qui se mélangent bien avec les petits fruits rouges, finement épicés. Les effets transmis par les fûts de sherry sont très perceptibles en finale, qui s’avère plus pointue d’ailleurs. La texture en bouche me déçoit un peu par contre. Il y a aussi quelque chose qui cloche en rétro-olfaction, quelque chose qui semble relié au fût de sherry.
RV 88.5%Un baril de whisky semble un bel endroit pour faire pousser les jeunes fleurs. Bien qu’à l’ouverture il sent le whisky vieillot, après 2 ou 3 minutes on retrouve le bruyère du Glen Garioch sans le côté mielleux sucré habituel. Conservateur mais bien équilibré en bouche, le bruyère conserve sa chaleur pour la finale où il explose à un niveau que seul Highland Park m’avait habitué. Le tout accompagné d’une pointe de baril brûlé. Quoique la finale est un peu courte (c’est un 12 ans après tout), cet exercice de style payant bien chaleureux est d’un rapport qualité/prix vraiment intéressant.
Patrick 91%Nez de fruits et de fudge avec une touche florale. En bouche, les fleurs se révèlent être de la bruyère, avec une touche de caramel et un bon fond d’épices offrant une complexité intéressante. La finale, d’une belle longueur, s’étire sur de chaleureuses épices. Un scotch agréable, bien balancé, qui pourra satisfaire autant le connaisseur par sa complexité que celui qui recherche quelque chose de facile à boire. Embouteillé à un taux d’alcool idéal, il demeure l’une de mes plus belle surprise de la dernière année : plus j’en prends, plus je l’aime!
Martin 87.5%Nez: D’une douceur singulière, agrumes, lilas, melon, touche de barbe à papa. Le haut degré d’alcool pince à peine les narines. Bouche: Chaud et mielleux, les épices et leu peu de vanille cèdent la place à une marée de caramel salé. Finale: Une petite vague de fleur de sel fait durer le bonheur. Équilibre: Vivement le choix de garder son taux à 48%, je ne crois pas qu’on aurait autant apprécié à moins que ça. Il ne faut jamais abaisser un taux d’alcool sans raison valable, fiez-vous à Maker’s Mark pour vous le rappeler. Comme disait Alec Baldwin il y a fort longtemps: “Si l’autorité n’a pas d’oreille pour écouter, elle n’a pas de tête pour gouverner.”

Wolfburn Northland Single Malt Scotch 46% – 77,50$

CSW : Vieilli en fûts “quarter cask”, donc d’un fût de chêne n’ayant que le quart du volume d’un fût considéré comme normal, ayant auparavant contenu du whisky tourbé. Très frais, il apporte une bordée de fruits juteux avec une pensée de fumée de tourbe. Pour une jeune distillerie, ce produit est plutôt intéressant pour ceux qui veulent s’initier aux whiskys tourbés.

GlenDronach Peated Single Malt Scotch 46% – 90,25$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Initiallement vieilli en ex-fût de Bourbon, le liquide a été transféré dans des fûts ayant contenu du Xérès Oloroso et Pedro Ximénez pour garder le caractère typique de la distillerie. Nous avons donc droit à la richesse du GlenDronach (comme le 8 ans pourrait démontrer) combinée à la riche tourbe herbacée. Mélange intrigant et intéressant ! Beaux fruits du verger et sucrés, avec une finale de raisins secs un peu brûlés dans la poële.

QW (2017) : André 86%Déjà que le style de ‘’powerful sherry’’ avait été revisité – pour le mieux – par Billy Walker et son équipe, avec en plus, quelques détours fort agréables sur de divins cask finished (Sauternes, Madeira), on avait peut-être besoin de pousser l’audace un peu plus loin pour cette distillerie. Après avoir troqué le sherry tellement intense des anciennes version – celles datant du pré-rachat Walker du style du futur discontinué GlenDronach 15 ans Revival, ces embouteillages qui rappelaient presque les liqueurs – afin de les rendre plus amicales, un style de sherry presque austère pas très accessible pour la majorité du grand public, on voulait peut-être aussi dupliquer le succès obtenu avec les embouteillages tourbés de BenRiach… Mais comme au casino, à force de pousser sa chance, on risque de perdre son butin au jeu de l’audace et du risque ou de l’ambition démesurée. Nez fruité, mélange de fruits rouges et de fruits tropicaux, chocolat au lait, miel et raisins secs. La tourbe ressemble plus à du caramel surchauffé qu’à l’habituelle tourbe terreuse du Speyside. La bouche développe avec plus de ferveur les notes chocolatées et de miel, les fruits tropicaux émergent tout à coup et sont beaucoup plus définis qu’ils l’étaient au nez. La fumée de tourbe aussi s’est taillée une place de choix et on ressent bien ce petit côté terreux et ‘’racineux’’ en fond de bouche avec les notes d’alcool et de bois de chêne. La sensation de l’alcool en bouche confirme que le whisky n’est pas bien vieux car il laisse une légère sensation de new make spirit ou de très jeune whisky. La finale est mélangée de fruits, de tourbe chocolatée et de saveurs d’alcool épicées. Sans être un mauvais whisky je crois que le résultat final est discutable. Je pointerais du doigt la jeunesse du spirit qui affecte l’équilibre général. Une des seules encoches sur l’autel de la résurrection de Glendronach par Billy Walker et sa gang. Tsé cé pas à cause que c’est à la mode que ça fait bien à tout le monde, c’est comme le style « mixologue-bucheron-barbu », me semble que j’verrais pas Patrice Plante habillé comme ça…
Patrick 90%Comme d’habitude, une autre réussite de GlenDronach. Complexe, superbement balancé et tellement facile à boire que c’en est presque dangereux ! Nez : Parfum de fruits, de fumée de tourbe, de cannelle, d’agrumes très subtils, d’orge et de vanille. Bouche : Belle fumée épicée et poivrée. Le tout complété par du bois brûlé et quelques fleurs. Finale : D’une belle longueur, épicée et sucrée.

Glenglassaugh Torfa Single Malt Scotch 50% – 93,25$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Tourbé à 20 ppm, ce whisky est entièrement vieilli en ex-fûts de Bourbon. Grosse couche de caramel frais et crémeux, vanillé à souhait. Les fruits apparaissent après un moment en bouche, tandis que les épices douces reviennent balancer le palais. Excellent whisky.

QW (2015) : André 89%La tourbe sans détour, cache bien les autres saveurs plus douces et féminines du nez. Feu de plage en introduction, se développant par la suite en arômes étrangement maritimes affublées de fruits divers (poires, abricot, et citron) rehaussé de savoureuses notes poivrés. La dualité des saveurs est étonnante et l’ensemble fait oublier le jeune âge du whisky et sa texture un peu nonchalante malgré son côté huileux bien agréable. La bouche est bien tourbée bien que se soient développées de belles saveurs d’orange confite, de vanille, de miel et d’épices poivrées. L’alcool passe le test avec brio, c’est fort bien réussi comme whisky si jeune. La finale est bien soutenue, fortement poivrée et bien sûr… tourbée. Je suis très impressionné et je vous le recommande fortement !  Ce qui lui vaut la note ci-haut, tout en gardant en tête que celui-ci a été évalué en tant que whisky NAS…
Patrick 88%Un très bon whisky avec de la belle tourbe épicée et salée faisant vraiment penser à un scotch des iles. Nez : Fumée d’un foyer sur le bord de la mer, avec une touche de lime, de fruits et de gingembre. Bouche : Fumée et cendres, sel intense, épices, pommes sucrées et ananas, le tout complété par des fleurs et quelque chose me faisant penser à un cigare. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par la tourbe et des fruits épicés.

Glenkinchie Distillers Edition Single Malt Scotch 43% – 95,25$ Exclusif SAQ Signature

CSW : La série Distillers Edition définit qu’un deuxième type de vieillissement a eu lieu. Dans ce cas-ci, il s’agit d’une seconde maturation en ex-Amontillado, qui est un Xérès d’intensité moyenne, tout en étant très riche. La caractère de la distillerie s’y combine de manière magnifique sur des saveurs de cannelle forte, de fruits jeunes et rouges et de caramel.

QW (2014) : [Cette évaluation est celle précédant de 20 ans (1986-2000) l’édition qui sera en SAQ (2006-2018)]
Distillé en 1986 et embouteillé en 2000. Double vieillissement complété avec des fûts d’Amontillado.
André 82%Sherry, miel, melon d’eau. Bouche tel qu’annoncée au nez, avec une finale sèche et épicée. Je lui trouve encore des notes d’orange et de nectarine, qui se mélangent bien aux vagues de sherry un peu sèches avec des retours de notes de gingembre. Finale qui étonne par sa longueur compte tenu de la lassitude du nez et de la bouche. Un bel essai afin de redorer un whisky ordinaire en le maquillant du fût d’Amontillado, mais une fois le rideau de scène tombé, l’acteur se sent bien fragile sans ses masques et maquillages.
Patrick 82%Nez : Les arômes sont dominés par des effluves fruités et sucrés. Ensuite, nous y détectons l’orge et des notes de caramel légèrement chauffé. Bouche : Les saveurs vineuses se mélangent bizarrement avec le côté herbeux du whisky. Le tout évolue jusqu’à dévoiler son cœur marqué par l’orge. Finale : Plutôt sèche, mais tout de même longue et chaleureuse. Balance : Pas mauvais, mais tout de même un peu n’importe quoi. Enfin, peut-être est-ce moi qui ne sais pas apprécier l’Amontillado.
Martin 84.5%Assez sur le brun henné pour un Lowland, mais ça s’explique par sa finition. Nez: Orge fruitée enlacée avec du caramel et des petits raisins secs. Bouche: Miel et caramel dansent agréablement ensemble pour le plus grand plaisir de l’orge, avec l’herbe et les fruits des champs qui les regardent. Finale: Assez agréable quoique sèche, mais parvient habilement à se marier à certains chocolats. Équilibre: S’annonce quand même bien, mais réussit tout de même à s’essouffler à la fin. Je ne le déteste pas du tout, mais son prix élevé lui coûte quelques points.

Glen Breton 14 ans Single Malt 43% – 99,75$ Exclusif SAQ Signature

CSW : La première distillerie canadienne à avoir sorti son Single Malt. Le vieillissement en ex-fût de Bourbon trahi déjà au nez : la vanille tendre et légère, avec des fruits blancs et des fleurs. Assez léger et facile. Un dram adapté pour l’extrême chaleur de l’été.

QW (2014) : André 78%Plongeon dans le fût de bourbon, l’étoffe de vanille, de miel et de sucre à glacer relevé d’une portion d’épices non négligeable. L’arrivée de bouche est forte, épicée et sèche, le bois de chêne sec à pleine dents, on jurerait que le taux d’alcool est de 48% ou 50%. Personnellement, je le trouve déséquilibré et mal agencé en bouche. Les épices sont omniprésentes et masquent la plupart des autres saveurs. La texture est quand même intéressante et on sent bien l’intention de livrer quelque chose de bien. La finale est puissante et longue, fortement épicée et sèche, mais en général trop linéaire et déséquilibrée. Rien de très impressionnant de la part de cette distillerie qui semble faire du “sur place” depuis quelques années…
Patrick 84%Nez : Léger et sucré, avec des notes de vanille, d’orge et une pointe de chêne. Bouche : Toujours léger et sucré. Vanille, chêne, quelques épices enrichissant le chêne. Finale : D’une belle longueur et épicée. Balance : Pas un mauvais dram, mais rien pour faire bouger les montagnes. Idéal l’été et/ou en apéro. Bon, maintenant que vous avez démontré que vous maîtrisiez la base, à quand un nouveau produit excitant?
Martin 81.5%Légèrement doré, jaune soleil même, maïs… Nez: Miel sucré et brûlé derrière un rideau de brin de scie et de carton humide de boîte de pizza. Notes de vanille et de chêne. Céréales et colle à bois. Bouche: Bouche huileuse et mielleuse sur une fondation de bois et de vanille. Léger fond de malt grillé, malheureusement trop effacé. Finale: Bon début de finale marqué par l’orge, mais qui se transforme rapidement en antiseptique en passant par la familière colle à bois. Dieu merci qu’elle est courte. Équilibre: Un peu plus de complexité que le 10 ans, mais sans décrocher de prix. Il est grand temps pour Glenora de se botter le derrière car maintenant Glen Breton n’est plus le seul single malt canadien.

Kilchoman Sanaig Single Malt Scotch 46% – 110,00$

CSW : Comme le premier de la gamme, le Machir Bay, il s’agit d’une combinaison de 50% d’ex-fûts de Bourbon et 50% d’ex-fûts de Xérès (probablement plus du type Oloroso si l’on se fie aux notes de dégustation, en comparaison avec celles du Machir Bay). Il s’agit d’un assemblage noble de tourbe grasse mais raffinée et de fruits riches comme les raisins secs, la cerise mûre et les épices. Excellent mélange.

QW (2016) : Issu de l’assemblage de 50% de fûts de bourbon et 50% de fût de xérès. Véritable hommage à l’île d’Islay, Sanaig est aussi le nom d’une calanque située non loin de la distillerie de Kilchoman.
André 89.5%Compote de fruits refroidissant sur le bord de la fenêtre de la maison du master distiller sise à côté de la distillerie. On y malte l’orge à partir de la tourbe locale. Nez fruité et fumé de tourbe médicinale. Ananas, compote de fruits sauvages, sherry velouté, pomme rouge. La bouche offre une approche masculine qui ouvre la porte avec galanterie aux notes plus féminines de compote de fruits et de sherry poussiéreux, passablement de notes de fruits tropicaux et d’ananas pavant la route à une livraison de poivre qui tranche sans brusquerie avec la rondeur des arômes de fruits. Background d’agrume maritime. La finale est tourbée et médicinale, mais les saveurs de fruits arrondissent beaucoup l’ensemble du whisky. La tourbe est terreuse et laisse une sensation de suie de cheminée en bouche. Superbe expression, beaucoup plus posée qu’à l’habitude. Un visage très différent des expressions phares de la distillerie, très portée sur les fruits tropicaux. J’adore les saveurs d’ananas et d’agrumes se mélangeant à celles de tourbe médicinale. Savoureux !
Patrick 93%Super bon, super intense, super savoureux, super Kilchoman. J’adore! Nez : Parfum appétissant de fumée de tourbe et de charbon, avec une note des plus subtiles de fruits. Bouche : Très épicée et poivrée, avec de la fumée de tourbe et des agrumes. Le tout est présenté sur un bon fond de chêne brûlé. Finale : une petite note sucrée et fruitée vient compléter admirablement ce dram, le tout accompagné d’une délicieuse fumée jusqu’à la toute fin.
Martin 90%Ambre un peu verdâtre, bien que j’applaudis le fait que ce peated ait une couleur riche. Nez: Ah, la tourbe iodée autour de son feu de camp… On se laisse ensuite transporter dans un champ de mûres pour finir en dégustant un verre de sherry assis sous un arbre à l’orée d’un verger. Complexe? Un peu, oui. Bouche: Fruits tropicaux et fumée de tourbe. Son côté sherry rappelle le Loch Gorm, mais son ensemble est beaucoup moins vantard, plus posé et équilibré. Finale: Bien que toutes les notes précédentes soient au rendez-vous, sa courte durée l’handicape un peu. Équilibre: Un peated sherry cask qui la joue safe, mais tout de même un sacré bon peated sherry cask!

Talisker 8 ans Single Malt Scotch 59,4% – 110,10$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Faisant partie des Special Releases de Diageo de 2018, cet embouteillage se veut un hommage aux premiers temps de la distillerie. Effectivement, jusque dans les années 1970 ou 1980, cet embouteillage (à degré d’alcool plus bas) était disponible. Embouteillé en brut de fût et vieilli entièrement en ex-fût de Bourbon. Fruits tropicaux, viande fumée, médicinal, fruité, noix de coco… Ce whisky est un vrai pot-pourri de saveurs aussi éloignées les une que les autres, pour votre plus grand régal.

GlenDronach 18 ans Single Malt Scotch 46% – 173,50$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Entièrement vieilli en ex-fût de Xérès Oloroso, il apporte des arômes prononcés de dattes et figues séchées, bien sucrées et crémeuses, avec des épices à la pelletée. Complexité hors-du-commun. Définitivement pour les amateurs de Xérès.

QW (2013) : André 82%Anis et fruits sans sucre en purée, caramel Écossais et sherry (évidemment). Bouche de lavande et de pierre de savon, miel et toffee. Représente bien l’essence même de la distillerie, mais à mon sens ne détrône pas le 15 ans Revival pour la lutte au sherry cask.
RV 83%Reste trop tranquille dans l’étagère sauf au moment de vouloir montrer une curiosité à ses convives. Foin chimique et chardon au nez, ça démarre bizarrement et sans la touche de caramel. Meilleur en bouche, la cerise bizarre se présente timidement avec une faible poussée de tourbe, l’expérience étant une déception insuffisamment intense. La finale est toutefois plus douce, mais le mélange de cerise étrange et de chardon est trop fortement disparate.
Patrick 93%Wow!  On jurerait un whisky deux fois plus vieux. Goûte le gros luxe sale.  Nez: Xérès hyper intense.  Chêne brûlé.  Me fait plutôt penser à un Scotch de plus de 30 ans par l’intensité et la chaleur du xérès. Bouche : Chêne brûlé et xérès brûlant. En fait, comme mordre dans la planche de chêne. Aussi, une pointe de délicieuse pierre de savon. Finale : Longue et savoureuse.

Singleton Glen Ord 14 ans Single Malt Scotch 57,6% – 175,00$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Fait partie des Special Releases de Diageo 2018. Ayant subi cinq types de maturation (fûts européens ayant contenu du Xérès, fûts américains ayant contenu du Bourbon de plusieurs remplissages, ex-fûts de Pedro Ximénez, ex-fûts de Moscatel, pour enfin être mariés ensemble dans un Puncheon européen (fûts beaucoup plus grand qu’un fût américain), ce whisky a acquéri beaucoup de fruit, de différents styles, comme Glen Ord fait supposément couramment.

Inchgower 27 ans Single Malt Scotch 55,3% – 549,75$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Autre Special Release de Diageo 2018. Vieilli entièrement en ex-fût américain de type Hogshead de plusieurs remplissages. Comme un Oban pourrait le faire, mais sans la tourbe, le fruité est combiné au sel marin et aux épices fraîches du bois.

Caol Ila 35 ans Single Malt Scotch 58,1% – 1 199,75$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Plus vieux Single Malt des Special Release de Diageo en 2018. Mélange de fûts américains de type Hogshead de plusieurs remplissages et de fûts américains et européens de type Butt de plusieurs remplissages. Gros fruité poivré, avec une touche de bitume, caramel salé et tourbe qui reste en arrière-plan.

Carsebridge 48 ans Single Grain Scotch 43,2% – 1 599,75$ Exclusif SAQ Signature

CSW : Single Grain de 48 ans de la distillerie Carsebridge, embouteillé sous les Special Releases de Diageo de 2018, ce qui en fait le plus vieux embouteillage de cette année, toutes catégories confondues. Entièrement vieilli en fût américain de plusieurs remplissages. Embouteillé à brut de fût sous un magnifique 43,2% d’alcool. Doux et léger, avec des notes parfumées de roses, de violettes et de fleurs blanches, sous des épices ayant mascéré dans un pudding au riz crémeux et onctueux. Des herbes fraîches comme la menthe agrémentent ce doux mélange.

Macallan 25 ans Sherry Oak Single Malt Scotch 43% – 2 000,00$ Exclusif SAQ Signature

CSW : La richesse même du Xérès dans toute sa splendeur : miel complexe et noir, cire rouge encore chaude et onctueuse, chocolat noir amer, fruits rouges et jaunes, agrumes amères et sucrées ayant séché au Soleil avant d’être légèrement caramélisées et brûlées au brûleur, vanille crémeuse, caramel riche et trop beurré. Oppulence même du whisky grandement teinté du Xérès, ou du Xérès teinté de whisky de malt…

QW (2016) : André 94%Raisins secs, pâte de fruits, cerises noires, vieux sherry poussiéreux. Sherry excessif, mais pas extrême, oranges roulées dans le chocolat noir, caramel. En bouche, encore la pâte de fruits et les cerises noires, dattes et prunes dans leur emballage de cellophane. Texture soyeuse et veloutée, très texturale. Une intensité contrôlée, qui frôle l’extrême du sherry. Petite touche de fumée en fond de bouche, un secret de tourbe murmuré. Les saveurs sont peut-être un peu trop limitées mais l’intensité de celle-ci ne peut que vous séduire. Finale où les épices sont plus volatiles mais la discrétion est de mise, les fruits s’étirent sans fin. La similitude avec le Rare Cask (goûté récemment) est directe. Encore un retour sur le sherry qui a séduit les vieux amateurs comme moi voilà plus d’une décennie et qui est manquante des nouveaux embouteillages (même le Ruby). La qualité des fûts de sherry est indéniable et le rendu final est digne de l’extase. À 1600$ la bouteille, on attend rien de moins que de presque toucher la perfection.
Patrick 90%Un superbe whisky que j’aimerais bien recevoir en cadeau! Je n’en ferais toutefois jamais l‘achat, car c’est plutôt cher pour une bouteille qui a autant été diluée à l’eau! Dommage. Pour richissimes-trippeux-mais-pas-connaisseurs. Nez : Tsunami de xérès boisé, de vanille, de cuir et de caramel onctueux. Bouche : Suave et chaleureuse, marquée par le xérès, les fruits mûrs, le bois brûlé, le cuir, quelques épices (dont une note de clous de girofle et de cannelle), ainsi que de la vanille brûlante. Finale : Longue et savoureuse, portée par la chaleur des fruits mûrs.

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