40% alc./vol.
Distillerie Nikka, Yoichi, Hokkaidō,
et Aoba-ku, Sendai, Préfecture Miyagi, Japon

Lors de ma dernière succulente visite à L’Affaire est Ketchup, mon choix de digestif s’est arrêté sur le Nikka 12 ans Taketsuru Pure Malt.

La distillerie Nikka doit son existence à Masataka Taketsuru, pionnier de l’industrie du whisky japonais. Chimiste de formation, Taketsuru voyagea longtemps en Écosse afin de comprendre les secrets de la distillation du whisky. Lors de son retour au pays, il appliqua son savoir-faire pour son employeur Kotobukiya (aujourd’hui devenu Suntory) à l’ouverture de la première distillerie japonaise, Yamazaki.

Fondée en 1934, Nikka est le fruit du désir de Taketsuru de voler de ses propres ailes. Son nom original était Dainipponkajū, qui en japonais signifie littéralement “grande entreprise de jus de fruit japonais”.

Étant un inconditionnel du Yamazaki, je me suis souvent demandé si je devais acheter le Nikka vu que c’est la seule expression japonaise disponible en SAQ ces temps-ci. Quand j’ai aperçu la bouteille cachée sur une tablette au-dessus du poêle, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais.

Mais comme l’a si souvent crié Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, le premier-premier ministre du Québec, à ses enfants:

Faut baiser le cul du diable pendant qu’il est frette…

En me renseignant sur la toile, je suis relativement surpris d’apprendre que c’est un blend. Ambre foncé plutôt roux. Allons-y.

Nez:
Fruits puissants et fumée légère. Citron qui se métamorphose en caramel écossais. Bouffée de chêne au deuxième nez. D’une lourde agressivité, son bouquet a de fortes chances d’effrayer les néophytes.

Bouche:
Petits fruits des champs, suivi de butterscotch, même de beurre d’érable à la Daniel Pinard. Mais les fruits ne se font pas attendre de nouveau et reprennent rapidement le dessus.

Finale:
Seuls l’alcool et le bois persistent, et moins longtemps que souhaité. Déception.

Équilibre:
Pas horrible mais inégal. L’amoureux du Japon en moi veut adorer ce whisky. Le Yamazaki est infiniment meilleur. La bouteille achève mais ne vous en faites pas, il atterrira sur ces pages éventuellement.

Note: 2/5

-Martin Vigneault

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