50% alc./vol.
Distillerie Heaven Hill, Bardstown, Kentucky, États-Unis

C’est sur le Mellow Corn que s’est ouverte la dégustation du 13 février du Club de Scotch Whisky de Québec, soirée spéciale Balcones. Il n’y avait que le Mellow Corn qui ne venait pas de l’ensorcelante micro-distillerie, mais vu la teneur en maïs des whiskys de la soirée, nous en comprenons le choix.

Le Mellow Corn n’est pas un bourbon mais bien un whisky de maïs, car il est fait de plus de 79% de maïs. Il a ensuite vieilli dans des barils de chêne pendant plus de quatre ans pour mériter l’appellation bottled in bond, qui signifie que, suite à une pléthore de règlements officiels et de conditions spécifiques, le gouvernement américain se porte garant de l’authenticité de ce whisky. Ce sont des lois et coutumes qui datent de l’époque où le moonshine et la bagosse étaient pas mal plus répandus.

L’étiquette de la bouteille ne me dit rien qui vaille, mais bon, c’est un style qui rappelle le whisky américain de contrebande.

Comme Al Capone l’a si bien évoqué à l’endroit d’Eliot Ness :

T’es qu’un insigne et du blabla!

Nez:
Sa couleur mirifique de paille légèrement foncée pique ma curiosité avant tout. Je le sens et je suis un peu déçu et confus. Très floral, une bonne dose de vanille suivi d’un fond de maïs grillé. Manque d’intensité en général.

Bouche:
Douce vanille au départ qui tombe un peu à plat. Le maïs arrive rapidement derrière sans crier gare, ça fait presque peur.

Finale:
Longueur raisonnable mais étouffée par le maïs. Blé d’inde, blé d’inde, blé d’inde.

Équilibre:
Bon pour la base de la pyramide. Pas plus. Je ne suis pas sûr que je l’offrirais à quelqu’un qui ne connaît pas beaucoup le whisky, j’aurais peur de l’effrayer.

Pourtant j’en prendrais plus si je m’appelais Budd et que j’habitais un trailer au Nouveau-Mexique…

Note: 1/5

-Martin Vigneault

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