Évalué par Martin Vigneault

43% alc./vol.
Distillerie Laphroiag, Port Ellen, Islay, Écosse

Pour cette dernière critique de septembre, on revient avec la distillerie favorite du prince de Galles, je parle évidemment de Laphroaig.

Ayant déjà pas mal creusé le sujet de la distillerie dans des articles antérieurs, je vais en profiter pour glisser un petit mot sur les Friends of Laphroaig. Les Friends of Laphroaig, c’est un peu comme le fan club de la distillerie, avec un petit quelque chose de plus. À chaque fois qu’on achète une bouteille, on obtient un petit code. En s’inscrivant sur leur site web et à l’aide dudît petit code, on parvient aisément à devenir un Friend of Laphroaig. Ça donne quoi? Et bien ça donne quelques droits sur un petit lopin de terre de l’Islay, un pied carré en fait, directement sur le terrain de la distillerie. Si jamais vous visitez la distillerie un jour, ils vous prêtent un accoutrement approprié pour visiter votre pied carré écossais et vous avez en prime le droit d’exiger un tribut sous la forme d’un verre de Laphroaig. Excitant, non?

Chez nos voisins du sud, pour en deçà de quarante dollars on peut se procurer une bouteille de leur expression de base, le Laphraoig 10 ans.

Expression de base peut-être, mais quel mastodonte! Ce whisky représente l’Islay dans son essence la plus pure, pas de superfluité, pas de fioritures, pas de poudre aux yeux.

C’est un scotch qui a la particularité de sortir bien des gens de leur zone de confort.

Comme l’a déjà dit le prince Charles lui-même:

Trop souvent nous nous contentons du confort de l’opinion sans faire l’effort de penser.

Cuivre profond, or presque étincelant.

Nez:
Quand on parle de fumée de tourbe… Médicamenteux, iodé. Air salin, algues, faible côté sucré qui évoque le melon. Des gouttes de vanille et de chêne parviennent tout juste à percer.

Bouche:
C’est le cas de le dire, la fumée de tourbe nous en met plein la gueule, et on en redemande, mais elle n’oublie pas de faire une petite niche confortable dans la salle d’attente de l’urgence pour de la vanille et du caramel salé.

Finale:
Inoubliable. Le malt et la tourbe s’attardent sur la langue et y laissent une ambiance de camaraderie autour d’un feu de camp.

Équilibre:
Définitivement pas pour tout le monde. Un whisky qui s’assume pleinement. Puissant et sans compromis, l’image qui encapsule le mieux le Laphroaig 10 ans serait celle d’un hôpital de campagne.

Note: 

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