Les NAS sont à la mode et Highland Park en abuse ! Le dernier nez se prénomme « Dark Origins ». Pour cet assemblage, deux fois plus de whisky vieillis en fût de Xérès ont été utilisés, en comparaison des 12 et 15 ans de la gamme permanente. Bien souvent, NAS + réduction + marketing ne forment pas une bonne équation… Qu’en est-il ici ?

Nez : On part sur un ensemble assez homogène avec du miel, du soja, de l’orange, du cuir et de noix caramélisées. L’ouverture apporte aussi des noix au beurre, du sel. On a aussi des pommes poêlées mais il y a toujours pas mal de caramel (pas au sens industriel) dans l’ensemble. C’est très rond et agréable même si cela manque de punch et de personnalité. L’ouverture prolongée part sur l’orange sucrée, du camphre, une fumée douce, des raisins de Corinthe et la pâte à tarte. Cela reste très joli.

Bouche : texture assez douce et ronde avec encore pas mal d’oranges confites cette fois. On aussi du café, des amandes, de la cannelle et du cacao puis ensuite débarquent de la fumée qui tire sur le pneu brûlé. Ce n’est pas mauvais mais cela manque d’expressivité, c’est un peu trop fondu également. Peut-être pas plus mal puisque c’est assez sec.

Finale : on est à nouveau sur la fumée, le sel et les oranges confites. La longueur est correcte mais n’est pas interminable.

Un dram qui manque d’ampleur et d’expressivité en bouche mais qui demeure assez sympathique dans l’ensemble. Un bel équilibre et des notes de fruits secs liés à une jolie fumée.

Note: 86

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