Ce whisky réduit possède une part d’histoire. En effet, la reine fêtait ses 25 ans au pouvoir et entama notamment un périple de trois mois à travers tout le territoire. Un whisky qui sent la gelée royale ?

Nez : on a du miel de bruyère qui est extrêmement présent, avec une note crémeuse (beaucoup de crème fraîche liquide), avec de la pierre froide, une pointe florale discrète. Ce n’est pas puissant mais ce n’est pas anodin non plus. On perçoit une once de fumée très légère (aux accents pétrolifères), un peu de sel, du malt caramélisé, de la fleur d’oranger, du lait d’amande mais aussi un bouquet de fleurs (acacia, magnolia, lilas). On a un peu de poivre et de muscade et voilà le nez bouclé. C’est assez subtil et bien fait.

Bouche : c’est doux avec toujours une note de miel de bruyère au sein d’une texture soyeuse. Malheureusement, la dilution semble avoir un peu entamé l’expressivité de ce dram. Cependant, la fumée monte avec une puissance contenue avec de l’orange, du chocolat au lait, de la crème chantilly. L’arrivée de la muscade et du poivre (plus prégnant) a lieu durant la seconde partie de bouche. L’ensemble est très cohérent et parfaitement amené avec un fil conducteur floral (lilas, acacia en guests) ciselé qui reste tout le long de la bouche.

Finale : on retrouve le miel légèrement fumé mais ce sont les épices qui dominent avec du poivre notamment. C’est plus sec dans l’arrière-bouche avec des notes de bois secs.

Un dram vraiment parfaitement senti et qui délivre ce qu’il faut de miel et de fleurs pour faire (un peu) oublier l’aspect dilué de certaines de sa bouche ou encore l’arrière-bouche un peu sèche. Ciselé.

Note: 88

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