51.2% alc./vol.
Distillerie Highland Park, Kirkwall, Orkney, Écosse.

On dit qu’il faut toujours terminer avec un moment fort, alors nous avons arrondi la dégustation Highland Park du 16 décembre au Club de Scotch Whisky de Québec avec deux embouteillages de 15 ans de la fameuse Valhalla Collection, le Highland Park Freya et le Highland Park Loki. Le Loki ayant déjà fait l’objet d’une évaluation plus tôt cette année, nous mettrons aujourd’hui la loupe au-dessus du Freya.

Après Thor et Loki, Freya est le troisième et avant-dernier opus de la Valhalla Collection. Il est nommé ainsi en hommage à la déesse de l’amour, qui serait aussi la femme d’Odin, bien que ce point soit encore débattu à ce jour parmi les historiens et experts en mythologie scandinave et norroise.

L’emballage du Freya est composé d’un écrin de bois évoquant la forme d’un drakkar viking comme ses prédécesseurs, et la bouteille elle-même est teintée de vert pour renforcer l’image iconique de l’aurore boréale, phénomène septentrional typique des Orcades, entre autres lieux.

On dit que ce whisky aurait été élaboré au départ pour servir pour des blends. De la tourbe du continent aurait servi à sécher l’orge, et la maturation eut lieu à Glasgow. Donc bien qu’il serait faux de dire que ce single malt ne serait techniquement pas orcadien, on dirait que HP s’est rendu compte qu’il était beaucoup trop bon pour finir dans un blend.

Comme le disait si bien l’astronome allemand Johannes Fabricius (1587-1617):

Une boussole, c’est un peu con. Ça indique le Nord alors que tout le monde préfère le Sud.

Très jaune pour un HP.

Nez:
Plutôt diffus dans son ensemble. On discerne tout de même des fleurs, du miel et de l’orge, ainsi que du thé, des agrumes, du caramel et du poivre. Peu ou pas de fumée.

Bouche:
Assez huileux et affirmé à l’entrée en bouche. Épices, toffee, céréales, herbe, miel, citron et sel. Vraiment pas ce à quoi on s’attend normalement de la distillerie.

Finale:
Amertume un peu métallique. La sensation s’étire avec des notes de fruits sûrs, de pamplemousse et de vanille.

Équilibre:
Qu’avez-vous donc fait à mon Highland Park? Déstabilisant est un mot faible. Un malt peu complexe qui se développe plutôt maladroitement. Une expérience qui semble s’éloigner de toutes les valeurs de la distillerie.

Note: 2/5

-Martin Vigneault


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