Cette distillerie japonaise fondée en 1888 dans la ville d’Akashi, n’a produit jusqu’à aujourd’hui que de très faibles quantités de whisky et jusqu’au milieu des années ’80, essentiellement pour le marché national.

De cette production, située en 60.000 et 70.000 litres par an, elle tire des versions connues sous les noms Akashi et Tokinoka, qui vieillissent essentiellement dans d’anciens fûts de bourbon, selon une méthode plus qu’inspirée de celle dont l’Ecosse use depuis heuu longtemps….

Il existe par ailleurs quelques versions maturées en fûts de vin rouge, de vin blanc,… bon je ne connais pas le catalogue complet.

White Oak est en réalité le ‘département whisky’ de la distillerie Eigashima Shuzo, qui produisait traditionnelement du Saké et du Shochu, qui est l’équivalant du Baijiu chinois, développant entre 20 et 45% et produit à partir de riz, mais aussi de patate douce, d’orge…surtout consommé en long drink.

Elle fut la première du territoire en 1919 à obtenir une licence lui permettant de produire du whisky.

Jusqu’en 1990 elle n’était mise en fonction qu’un mois par an, tant les taxes sur cet alcool étaient lourdes.

Elle possède deux alambics et quatre washbacks, qui lui servent depuis 2007 à produire également un single malt, en effet jusque là il s’agissait d’assemblages de whisky de grain et de malt.

Une part des anges située aux alentours des 7% par an, ce qui est énorme et dû au climat qu’est celui de la région de Kobe et de la Baie d’Osaka.

Très rares sont les embouteilleurs indépendants à pouvoir se venter d’avoir pu sélectionner du whisky en provenance de cette distillerie, il y a Blackadder et en 2017 cocorico le belge Asta Morris, avec une version Eigashima, (qui est l’appellation destinée aux single casks), 2012 / 2017 tirée d’un fût de bourbon de premier remplissage titrant 61% offrant seulement 223 bouteilles.

  • Eigashima for Gaiaflow ‘Asta Morris’ 2012 / 2017. 1st Fill Bourbon Barrel n°101228. 223 Bottles. 61%.

Nez :

Ce nez est déstabilisant, il ne ressemble en aucun autre whisky que j’aurais un jour croisé, aucune branche à laquelle s’accrocher. Je dirais que son nez est vif, légèrement acidulé, même si à d’autres moments il sera plutôt minéral avec un parfum de moût de bière. Il possède avec l’ouverture des agrumes, de la crème vanillée, une pointe d’épices et de bois.

Bouche :

Elle est particulièrement grasse, même si elle gagne en intensité, avec à nouveau de ces agrumes acidulées, elle reviendra toujours à quelque chose de plus souple. Il y a ensuite je dirais un genre de matière plus industrielle, un genre de pâte ou de crème. Cela ira vers de la sécheresse, avec du poivre qui viendra réchauffer les papilles, du bois et même une amertume particulièrement végétale. Avec l’ouverture nous trouverons de la vanille, mais aussi une sensation de papier carton. Elle deviendra très florale. Puissante mais très équilibrée.

Finale :

Sèche et astringente, elle restera sur la feuille de thé. Nous obtiendrons du bois, des épices poivrées, même si un vanille légèrement caramélisée planera en surface.

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