40% alc./vol.
Distillerie Dalmore, Alness, Highlands, Écosse

C’est justement une fois rendu au fameux Patente et Machin, après mon Glengoyne et après le repas, que je me suis offert un Dalmore 12 ans.

La distillerie Dalmore a été établie en 1839 et appartient au groupe Whyte and Mackay, qui à son tour appartient à United Breweries Group, un conglomérat indien. Avant son acquisition par Whyte and Mackay, la distillerie appartenait à la famille MacKenzie. On dit qu’en 1263 un ancêtre du clan MacKenzie avait sauvé la vie du roi Alexandre III lors d’une attaque de cerf lors d’une partie de chasse. Le roi aurait laissé au clan le droit de porter l’emblême royal d’un cerf dont les bois ont douze pointes. Cet emblême orne encore les bouteilles de Dalmore aujourd’hui. Dalmore provient du gaélique dail mor, qui signifie “grand champ”.

Le Dalmore 12 ans a la chance d’avoir vieilli 10 ans en ex-fûts de bourbon, pour ensuite être scindé en deux. Une moitié continue son vieillissement dans les mêmes fûts pour les deux autres années, alors que l’autre moitié repose dans des anciennes barriques de sherry oloroso Matusalem de 30 ans!

Comme l’a si bien dit le baron Pierre Fredy de Coubertin:

La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix, c’est-à-dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l’homme n’est pas ouverte.

Un verre levé nous récompense d’un bel ambre rosé foncé.

Nez:
Dattes. Fûts de sherry à coup sûr. Fruits au sirop. Notes de gomme de sapin, sirop de maïs, café et mûres.

Bouche:
À peine huileux. Sucré, raisins, dattes, orge à fond la caisse. Porto, cannelle, framboise et une infime touche de chocolat noir amer.

Finale:
Les fruits disparaissent rapidement avec un brin d’orge, de fumée et d’épice. Un echo de noisettes et de pruneaux séchés persiste.

Équilibre:
Un bon scotch avec une finale tombant malheureusement un peu à plat. Pas si pire pantoute.

Note: 3/5

-Martin Vigneault

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