• Caol Ila 2011 / 2018 Asta Morris. Sherry Butt n° AM 055. 580 Bottles. 56,1%.

Nez : Alors que l’attaque est puissante et tourbée, faite de fougue et d’une certaine animalité, le fût va laisser opérer la magie. Rapidement nous aurons de ces notes de café puissamment torréfié, de chocolat et de fruits compotés. Il y a de la richesse, de la complexité. De la figue apparaît, accompagnée d’un sirop de fruits de même nature, des fruits secs toastés et toujours cette tourbe qui ne laisse rien au hasard. Des notes de cannelle s’abandonnent en fin d’un nez que je trouve personnellement génial.

 

Bouche : En bouche sa puissance va transporter une tourbe salée et grasse à la fois. C’est ensuite que sa maturation va apporter ce supplément d’âme que j’espère de chaque whisky. Nous aurons des baies noires, de la réglisse. Nous retrouvons ce côté liquoreux sur des fruits typés figues séchées. Comme toujours et c’est la patte de Bert Bruyneel, un whisky aux multiples strates, qui demande du temps, de la patience, mais qui au final est juste parfait, en accord avec les promesses du nez. Que dire ? C’est un plaisir.

 

Finale : Sèche juste à point, du café fort s’offre un peu de chocolat. Du sel encore vient donner la réplique à ce caractère sucré-amer. Long, très long avec des notes végétales, de thé à la menthe ou d’eucalyptus. Enfin du tabac.

 

Un whisky que je veux dans mon bar.

Des 580 bouteilles, une partie seulement est réservée à l’Europe, voilà pourquoi je crois qu’il ne faudra pas tarder.

Je ne cache pas ma bonne entente avec l’embouteilleur, mais très objectivement c’est un super choix que ce fût de sherry pour un whisky comme celui-là.

 

J’ai encore à tester un Glen Moray, sur un tout autre registre, puisqu’il s’agit d’un fût de Bourbon en 1st fill, une distillerie pas très en vue cask strength, de quoi l’apprécier sous son abord le plus pur.

 

89 / 100

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