Évalué par Thomas Favre

Bunnahabhain nous propose un whisky intensément tourbé, en édition limité : le Ceòbanach, que tout le monde prononcera « kyaw-bin-och », bien entendu. L’occasion nous est donnée de le déguster ! Selon Ian MacMillan, le maitre distillateur de la maison, cette édition est sensée nous faire traverser les époques, pour redécouvrir le style original de Bunnahabhain. Tout un programme !

Nez : on a des notes maritimes qui sont plutôt mesurées. La salinité est présente tout comme les notes de coquille d’huître. Le citron confit arrive avec de la vanille et quelques fruits (pommes,abricots). On a un peu de fraîcheur mentholée tandis que les amande arrivent avec un peu de chocolat au lait. Quelques épices finissent le travail (assez distinctes). C’est un nez qui respire la jeunesse mais qui nous rend confiant pour la suite.

Bouche : on a beaucoup moins de générosité en bouche. On a cette tourbe qui oscille entre caoutchouc et bord de mer avec du citron et du chocolat au lait. La menthe poivrée débarque lors de la seconde partie de bouche, tout comme une note sucrée artificielle. C’est trop mono-directionnel et un peu mou, une fois l’entame passée.

Finale : moyenne, elle est plus végétale avec du citron, une pointe d’amandes et du sel. L’arrière-bouche est bien salée avec de l’herbe coupée et du citron (plus frais que confit).

Un joli nez mais un whisky qui donne une certaine impression de platitude. Bunnahabhain peine donc encore à se démarquer au sein de sa gamme officielle.

NOTE: 80%

%d bloggers like this: