45% alc./vol.
Groupe Diageo / Lawrenceburg Distillers Indiana, Lawrenceburg, Indiana, États-Unis

Ce qu’on est bien à la maison. Voici le premier whisky que j’ai ramené de chez nos voisins du sud au début du mois, le Bulleit 95 Rye Small Batch. Normalement vendu autour de 30$ US, grâce à la découverte fortuite d’une carte du Club Safeway, je m’en suis tiré à 19$. Je ne pouvais donc pas laisser passer cette occasion.

Fondée autour de 1830 par Augustus Bulleit et encore aujourd’hui dirigée par des membres de la famille, Bulleit est surtout reconnu pour son bourbon récipiendaire de plusieurs prix et caractérisé par un mash bill comprenant un plus que respectable 28% de seigle. Mais l’expression d’aujourd’hui fait fi de tout cela, elle oublie le maïs et elle fait un vrai de vrai rye avec 95% de seigle et 5% d’orge maltée, d’ou son nom.

Avant de commencer la critique, régalez-vous de cette réplique tirée du film préféré de Tom Bulleit, l’arrière-arrière-petit-fils d’Augustus, “Quand la dernière balle sifflera”:

Les pistolets sont chargés par le diable, mais ce sont les imbéciles qui les utilisent.

Nez:
Ça commence vachement bien. Cannelle, muscade. Seigle, seigle, seigle. un tout petit peu de vanille se cache derriere le tout. Si vous affectionnez les rye en général, vous resterez longtemps le nez collé dans ce verre.

Bouche:
L’entrée en bouche est particulièrement douce, pour ensuite se métamorphoser en épices d’une force très affirmée. Une petit bout de toast de seigle avec fruits et épices.

Finale:
S’épuise trop rapidement. Pourtant le départ était si prometteur. Après chaque gorgée j’oublie que c’est un whisky.

Équilibre:
Bien que formidable au départ, l’equilibre souffre de par sa courte et presque insipide finale. Mais c’est en prenant un autre qu’on oublie rapidement ce défaut. Comme le dit le bon vieux proverbe russe:

La vérité est au fond du verre.

Note: 4/5

-Martin Vigneault


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