46% alc./vol.
Distillerie Bruichladdich, Bruichladdich, Islay, Écosse

Reddite quae sunt Caesaris, Caesari.

– Matthieu, XXII,21

D’entrée de jeu je dois remercier encore mon ami Pierre-Luc car c’est à lui qu’appartient la bouteille de Bruichladdich dont je vais vous parler aujourd’hui, et car il a eu aussi la gracieuseté de m’y faire goûter au-dessus de mon BBQ au charbon en train de décoller.

Je dois aussi lever mon chapeau à Frank Plamondon, mon collègue montréalais, et à son extraordinaire blogue Freaky Whisky. Comme vous pourrez le constater, vu que ce n’était pas ma bouteille j’ai eu de la difficulté à avoir la présence d’esprit d’en garder une photo. Donc pardonne-moi Frank de t’avoir odieusement volé ton galvanotype moderne…

(*Edit: J’ai pu en prendre une éventuellement, donc désolé Frank, je te rends ta pic… )

Le Waves est une expression tourbée à l’image de l’air salin de l’Islay, vieillie en fûts de bourbon avant d’être affinée en barriques de madère.

Comme le disait si bien Alexander Cartwright, le pompier américain qui inventa le baseball :

Il fallait jeter des fleurs blanches dans les vagues en faisant un voeu que les divinités réaliseraient dans l’année. Je ne sais pas ce qui s’est passé : mes fleurs devaient être moches, ou les dieux absents. En tout cas, je n’ai jamais été exaucé.

Couleur d’un orange doré modérément désaturé.

Nez:
Tourbe salée et feuilles de nori au premier plan. Suivi de noix et raisins, fleurs et pommes, punch aux fruits et Pine-Sol.

Bouche:
Miel, fleurs et poivre blanc.

Finale:
Subtile fumée terreuse. Fond d’eau salée qui a servi à steamer des hot-dogs. Fleurs amères, cuir et caoutchouc.

Équilibre:
La finale nous prend trop par surprise, pas une surprise-party, mais un peu plus comme “Je suis en prison et je viens d’échapper mon savon”. C’est malheureusement assez pour que je ne veuille pas y retourner. Aurait gagné à miser sur un côté sweet pour balancer les vagues de l’océan.

Note: 2/5

-Martin Vigneault

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