Évalué par Martin Vigneault

53.2% alc./vol.
Distillerie Brora, Brora, Highlands, Écosse

En guise d’avant-dernière expression de la dégustation du Club de Scotch Whisky de Québec le 22 Octobre dernier, nous retrouvons le fruit d’une distillerie disparue depuis 1983, le Brora 30 ans.

C’est George Granville Sutherland-Leveson-Gower, second duc de Sutherland qui fonda cette distillerie sous le nom de Clynelish en 1819 afin de créer de l’emploi sur son domaine. Un siècle plus tard, la Distillers Company Ltd (qui allait devenir Diageo) acheta le tout et construisit en 1967 une nouvelle distillerie juste à côté nommée aussi Clynelish. La première fut alors rebaptisée Brora.

De nos jours, les visiteurs de la distillerie Clynelish peuvent du coup visiter feu Brora et goûter à des éditions spéciales indisponibles dans le commerce depuis longtemps. Brora est par le fait même une des distilleries fermées les plus populaires et Diageo profite de l’engouement et mettant sur le marché un embouteillage spécial de l’expression de 30 ans à presque toutes les années.

Alors comme le disait si souvent le danseur et chorégraphe Jean-Marc Généreux:

Vous ne pourrez évoluer à moins d’essayer d’accomplir quelque chose au-delà de ce que vous avez déjà réalisé.

Arbore un coloris de paille foncée tirant sur le bronze…

Nez:
On y sent tout de suite un fond de belle tourbe grasse, suivi de vanille fruitée. La mutation du nez se poursuit sur des notes légères de cuir. Je prends une courte pause tellement c’est envoûtant. Pruneaux et feuilles de tabac à pipe arrivent à la fin. Sans cesse en mouvement.

Bouche:
Montre ses couleurs d’entrée de jeu. Nul besoin de chercher tellement le ballet des saveurs s’empresse de se présenter à nous. Le beau sucre fruité de l’orge est balancé par une amertume de cuir tourbé, puis revient sous la forme d’une caresse de caramel salé. C’est un malt doté d’un caractère évolutif sans pareil.

Finale:
Un vent iodé livre un duel tel un exercice de haute voltige avec le chocolat noir sur un fil de fer suspendu.

Équilibre:
Une seule comparaison est possible. C’est le Nico Archambault des single malts.

Note: 4/5

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