43% alc./vol.
Distillerie Bowmore, Bowmore, Islay, Écosse

Darkest. Darkest ça veut dire “le plus sombre”. Lorsque j’ai entendu Iain McCallum prononcer le nom de ce deuxième Bowmore de la soirée du 23 avril au Club de Scotch Whisky de Québec, des jeux de mots du Mordor ou de Black Metal me sont encore venus en tête.

Mais je vais me slacker le bicycle et me pencher sur la vraie raison pour laquelle on l’appelle le Darkest, le “plus foncé”. Son nom lui vient de son affinage, le plus cher des affinages, trois ans en fûts de sherry oloroso. Sa couleur rousse Dr. Pepper coupé à l’eau en témoigne manifestement.

Comme le disait continuellement le philosophe et historien écossais David Hume (1711-1776) le jeudi:

À la nuit noire, tous les chats sont gris.

Il lui arrivait aussi de faire des variantes le mardi, pour éviter d’ennuyer son auditoire, comme par exemple:

De nuit, tout blé semble farine.

Nez:
Dattes et raisins secs. Cerise noire. Le tout marqué par une touche d’iode et de boucane de tourbe. Comme la plupart des belles surprises dans les whiskys, la vanille arrive au galop suite à l’ouverture.

Bouche:
Sherry j’ai réduit les enfants. On dénote un fond de pansement sucré. C’est une bataille épique entre la tourbe et le xérès. Les petits fruits secs applaudissent.

Finale:
La fumée de tourbe déscend tranquillement, comme si elle disait:

Calme-toi, on va tous arriver à Noël en même temps…

Les sucres restent jusqu’au bout. On aime ça.

Équilibre:
Un remarquable sherry cask finish. Un scotch honnête pour le prix. Ce n’est pas tant qu’à moi un whisky de semaine, mais je le sortirais sans gêne à la brunante après un barbecue de filet mignon un samedi soir.

Note: 3/5

-Martin Vigneault


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