46% alc./vol.
Distillerie BenRiach, Elgin, Speyside, Écosse

Scotch numéro quatre de la soirée du Club avec Stewart Buchanan le 30 avril: le très latin BenRiach 17 ans Septendecim Peated.

Comme son nom le souligne et comme vous l’aurez sûrement deviné septendecim veut dire dix-sept en latin. Cette expression de BenRiach, à l’instar du Curiositas, est fait d’orge maltée séchée au feu de tourbe, ce qui est considéré comme fort insolite pour un whisky de la région du Speyside.

La citation qui me semble la plus appropriée pour le moment en est une du roi Loth d’Orcanie (Orkney pour les connaisseurs de Highland Park):

Tempora mori, tempora mundis recorda. Voilà. Et bien ça, par exemple, ça ne veut absolument rien dire, mais l’effet reste le même, et pourtant je n’ai jamais foutu les pieds dans une salle de classe, attention !

Il est d’une couleur extrêmement pâle qui n’est pas sans me rappeler les White Walkers

Nez:
Légerement sucré, fumée de tourbe, semble assez fort. En s’y attardant un peu on croirait y déceler pommes et miel, mais dans une intensité insuffisante.

Bouche:
Sucré, rien de passionnant, je cherche le plaisir mais il sait bien se cacher. J’aimerais mieux regarder un débat des chefs animé par Denis Lévesque.

Finale:
Triste. Ça ne goûte rien, mais ça le goûte longtemps. Pour dire comme Lyne-la-pas-fine:

C’est pas que c’est pas bon… C’est juste dénué de saveur…

Équilibre:
Hors de prix pour ce que c’est. Nous avons clairement ici un scotch pour lequel on paie grandement uniquement pour l’indication d’âge. À l’autre bout du spectre on peut finir avec un Lagavulin 16 ans et trois dollars en poche.

Note: 2/5

-Martin Vigneault

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