• Belgian Owl 12Y ‘Vintage n°2’ . First Fill Bourbon Cask n°4275897. Bottle 006 / 197. 77,2%.

Nez :

Puissant et concentré, il est néanmoins respirable malgré ses 77,2% affichés, de loin le plus puissant des whiskies qu’il m’a été donné de déguster. Comme c’est étrange en même temps de découvrir un Belgian Owl des origines, distillé sur le petit alambic suisse (Découvrez mon article sur la distillerie en pièce jointe). Nous avons du moka, du miel et la pomme semble avoir connu une première gelée. Bye bye les notes de céréales, ce côté malté et gras des versions 36 mois, place au caramel puissant. Il y a une présence du bois qui n’entraîne pas de sécheresse, de la cannelle. L’ouverture va apporter des senteurs plutôt pâtissières, ainsi que des épices poivrées.

Bouche :

Bon premier constat, c’est puissant, mais comme pour la version Private Angels, cela reste sous contrôle. Je veux dire qu’il est évident qu’une gorgée de ce whisky risque de vous laisser les papilles à la ramasse un certain temps, mais il me semble que ce n’est pas la méthode commune de le consommer. Ensuite le boisé va s’exprimer plus intensément et ici la sécheresse va être plus prononcée. Des épices vont précéder un retour de la pâte d’amandes, des fruits secs, avec toujours prioritairement l’amande, mais aussi la noisette. Une certaine amertume va naître, bien que le moka, le caramel vont persister et rééquilibrer cette fin de bouche.

Finale :

Je dirais sèche mais modérément. Le touché se fait plus cireux, avec une pomme revigorée, légèrement amère. Oui il y a du bois sec et bien plus loin une poire typée conférence bien mûre.

Un tout grand merci à Régis pour sa photo, mais aussi l’arrangement du partage de cette bouteille rare et historique pour notre distillerie Wallonne.

Je vais probablement essayer de le tester à nouveau, avec l’ajout de quelques gouttes d’eau, mais je voulais dans un premier temps essayer ça de cette manière et me laisser cogiter.

Dans l’ensemble le nez même à ce niveau, permet d’accéder avec une relative facilité à ses arômes.

La puissance n’est pas une barrière, puisqu’elle ne s’exprime pas avec violence.

C’est riche, d’une grande densité et bien plus complexe que les éditions plus jeunes, heureusement.

Nous sommes sur un produit pour lequel il est compliqué de trouver un point de comparaison, mais je le ramènerais à un genre de Glenlossie directement raccordé sur une ligne à haute tension.

La bouche et la finale parviennent à un équilibre intéressant entre les bénéfices d’une maturation dans un bon fût de bourbon et son double visage, à la fois sec, fruité, caramélisé, oscillant entre épices et amertume.

Toutefois c’est un whisky qui s’adresse essentiellement aux amateurs de la distillerie qui veulent vivre une aventure particulière.

Ce n’est ni un whisky de dégustation, ni un whisky plaisir, en toute sincérité c’est destiné à quelques fabuleux maboules que je salue ici amicalement.


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