53% alc./vol.
Distillerie Balcones, Waco, Texas, États-Unis

Nous avons gardé pour la fin un whisky particulièrement épique. Brimstone signifie “soufre”, et l’expression biblique fire and brimstone se traduit par “le feu et le soufre”, qui sont souvent décrits comme les instruments de la colère de Dieu.

C’est de la fumée de bois et non de tourbe qui a servi pour distiller ce whisky. On a fait brûler des copeaux de chêne pour enfumer le maïs bleu qui est à la base de ce nectar, ce qui explique son caractère singulier.

Certains de mes lecteurs vont se rappeler que lorsque j’ai parlé du Smokehead, j’ai dit que l’expression 18 ans Extra Black a vieilli au Mordor. Et bien si c’est le cas, il ne fait aucun doute que le Brimstone a été distillé à même Orodruin, la Montagne du Destin. C’est honnêtement mon coup de coeur de la soirée et soyez assurés qu’à chaque fois que je mettrai les pieds aux États-Unis, je remuerai ciel et terre pour en trouver ne serait-ce qu’une bouteille.

Nez:
Feu de camp, saucisses sur le feu, chalet humide entre potes, BACON, BACON, re-BACON derrière… Mais pour vrai, du bacon. Du jamais vu.

Bouche:
Encore la cabane en bois rond, anachorète au fin fond du Yukon. Fini les masses de gens égoïstes et asociaux qui emplissent les centres commerciaux à Noël. Je me ferme les yeux et je laisse le Brimstone m’emporter loin de la cohue.

Finale:
Longue, boisée et épicée. De la boucane en bloc, le poêle à bois, le gouda fumé. Je n’ai jamais vu une finale semblable. Je ne vous mens pas, après une heure et demie ça goûtait encore. Colle à timbres postaux.

Équilibre:
Quand on dit que l’eau-de-vie réchauffe le coeur, Brimstone est pas mal dans le mille. D’une fumée tellement originale que ça ne ferait de mal à personne si des distilleurs de l’Islay allaient visiter les gars de Waco.

Note: 4/5

-Martin Vigneault

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