Dans les grands classiques de chez Ardbeg, je voudrais un petit 25 ans. Ce Seigneur des îles possède une aura certaine dans le milieu des amalteurs, quel que soit le millésime étudié. Voyons donc si sa réputation dépasse son étiquette…

Nez : on a une tourbe pommadée et iodée qui débarque avec quelques pointes amidonnées. On ressent quelques touches de pommes vertes, du citron confit, une note beurrée et fermière (paille) charriant quelques notes d’amandes, de noix et de coco. C’est assez compact et on ne le sent pas spécialement extraverti. L’ouverture apporte quelques fruits (cerise, abricot à la crème) mais on reste sur un registre frustrant où les arômes ne veulent pas se montrer francs. Le temps fait apparaître du narghilé mais ne faire progresser l’ensemble. Un nez qui n’a rien de grandiose mais qui fait le job.

Bouche : la texture est agréable avec un apport du sucre roux, des oranges confites, des pommes vertes et de noix. La tourbe est proche du narghilé avec de l’iode et des notes médicinales. La seconde partie de bouche, quant à elle, arrive avec des notes herbeuses, du caramel, un peu de minéralité et de jus de fruit multivitaminés. C’est plutôt simple mais bien effectué, l’équilibre et la mise en place étant au rendez-vous.

Finale : elle est moyenne mais avec une jolie persistance autour d’une tourbe légèrement fumée, porteuse de caoutchouc. Autour de ce tronc, on reconnaît lors de la finale un reliquat fruité (jus multivitaminés), une pointe de charcuterie industrielle (salami, chorizo).

Music-pairing : Royal Thunder – Burning Tree

Un bon Ardbeg qui va droit au but en synthétisant les arômes classiques au sein d’une tourbe adoucie. Reste qu’on ne peut s’empêcher de se sentir frustré par ce potentiel mis en bouteille.

Note: 86

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