49% alc./vol.
Distillerie Ardbeg, Port Ellen, Islay, Écosse

Espace, frontière de l’infini, vers laquelle voyage notre vais… attendez, je divague. Demain c’est le 1er juin, et le 1er juin c’est Ardbog Day, le jour férié autoproclamé de la distillerie Ardbeg. Pour l’occasion, le Club de Scotch Whisky de Québec organise une dégustation spéciale avec comme invité l’ambassadeur Ruaraidh MacIntyre. Mais j’aurai amplement le temps de vous en reparler demain et au courant du reste de la semaine.

Pour moi-même commencer le bal, et parce qu’on m’a dit que cette expression stellaire ne serait pas de la partie, j’ai décidé aujourd’hui de vous vanter le Ardbeg Galileo. Ce whisky en est un de 12 ans d’âge qui marque un évènement bien particulier. Ardbeg a décidé en 2011, avec la participation de la firme de recherche NanoRacks LLC, de lancer pour la première fois du whisky dans l’espace. En fait, une petite quantité de leur whisky est en train de vieillir sur la station spatiale internationale au moment où l’on se parle. L’expérience a pour but de mesurer les effets de l’apesanteur sur la maturation, les saveurs et les arômes du whisky.

Pour commémorer l’évènement, Ardbeg a lancé cette édition spéciale, distillée en 1999 et embouteillée en 2012, l’a empaquetée dans un superbe emballage rétro-sci-fi, et l’a judicieusement nommée Galileo. Donc non, malheureusement ce n’est pas précisément ce scotch qui a été dans l’espace. Inutile de vous dire que les bouteilles qui ne contiendront qu’une fraction du nectar spatial quand il reviendra sur terre se vendront à un prix mirobolant.

Comme le disait si bien William Shatner:

Le temps et l’espace sont infinis, et pourtant on n’en a jamais assez…

Nez:
D’une belle couleur caramel doré, mielleuse même, dès qu’il est versé, l’Islay emplit la pièce. Bien sûr, fumée de tourbe plein la gueule. Avec un peu de persévérance on prend plaisir à y découvrir du chêne vanillé, de la guimauve grillée, du beurre, du cuir, du gazon et du goudron. Le nez est si sophistiqué qu’on en oublie de le boire.

Bouche:
Sucré-salé comme dirait Guy Jodoin. Tourbe à la vanille, tabac à pipe, notes de réglisse noire.

Finale:
La boucane et une tourbe un peu poivrée s’éclipsent placidement pour faire place à l’amertume d’une touche de grains d’espresso.

Équilibre:
Un Ardbeg d’enfer, comme il se doit. On sent un peu le marketing derrière l’histoire spatiale, mais la boîte rétro est vachement cool.

Note: 4/5

-Martin Vigneault

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