Comme chaque année pour l’Ardbeg Day, la version limitée annuelle est attendue comme le messie. Cette année, Coupe du Monde oblige, le choix s’est porté sur une référence aux couleurs du drapeau brésilien (or-vert). Après quelques embouteillages peu envoûtants ses dernières années, Ardbeg est-elle arrivée à marquer des points jusqu’à la finale ? Réponse…

Nez : on a une tourbe qui fait le tour des profils : caoutchouc, pétrolifère puis un aspect végétal qui persiste. C’est salé avec du malt, de la pomme verte, de la banane. L’ensemble est très rond, facile à appréhender. Il s’ouvre un peu sur des notes plus crémeuses (la banane tire sur le milkshake) avec de la vanille. Le tourbe se fait alors végétale avec un retour sur le bonbon caramel/réglisse (Krema Batna). C’est très bien fait, plus intéressant que les dernières mises de l’Ardbeg Day.

Bouche : c’est bien sucré avec toujours une grosse présence de réglisse pour accompagner la tourbe végétale. Puis on dérive sur la pomme verte, toujours avec une réserve de glucose importante. Un profil qui est plutôt réussi mais ce la devient un peu plus pantouflard sur la fin.

Finale : on retrouve la tourbe végétale, la pomme verte au beurre et le paprika. L’arrière-bouche est sur la pomme et la pelure de Granny Smith.

S’il n’atteint pas les sommets de l’hédonisme, cet Ardbeg est vraiment plaisant, surtout au nez. On a une cohérence au cours de la dégustation avec de la tourbe végétale, de la pomme verte et du sucre. Plutôt recommandable comme édition

Note: 85

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